Départementales à Marseille : « Il y a moins de charlots en téléréalité qu’en politique », juge Frédéric Ferrer, candidat et ex de « Pékin Express »

INTERVIEW Triple participant à « Pékin Express » et candidat aux élections départementales dans un canton de Marseille, Frédéric Ferrer parle de sa nouvelle aventure, politique cette fois-ci

Propos recueillis par Alexandre Vella

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Frédéric Ferrer, candidat aux départementales et triple participant de Pékin Express
Frédéric Ferrer, candidat aux départementales et triple participant de Pékin Express — Alexandre Vella / 20 Minutes
  • Frédéric Ferrer a participé à trois reprises, en 2010, 2012 et 2014, à Pekin Express.
  • « La persévérance, l’ambition d’aller au bout de choses et de relever tous les défis » ainsi que « le goût des rencontres avec les gens » l’ont conduit à se présenter aux départementales.
  • Le programme de sa liste est en revanche plus flou : « Si des gens se rangent derrière nous, on ira le plus loin possible », espère-t-il, tout en souhaitant « que [sa] ville [de Marseille] aille bien ».

Frédéric Ferrer a participé à trois reprises, en 2010, 2012 et 2014, à Pekin Express. Il est aujourd’hui candidat aux élections départementales dans le canton de Marseille à cheval sur les 6e, 7e et 8e arrondissements. Le nom de sa liste, conduite par Julien Ayoun, est 13 indépendants, une microformation présente uniquement dans ce canton qui a pour slogan « bas les masques ! ».

Que peuvent vous apporter vos expériences Pékin Express en politique ?

La persévérance, l’ambition d’aller au bout de choses et de relever tous les défis. Le goût des rencontres avec les gens, aussi. Je ne vois pas de parallèle flagrant entre Pékin Express et mon engagement, à part mon côté aventureux.  Marseille, c’est une grande aventure.

Pourquoi cet engagement ?

Je suis Marseillais depuis 52 ans et je vois ma ville se paupériser, certaines associations qui ne font pas avancer la ville et des hommes politiques que l’on voit serrer des mains tous les cinq ans. Je ne peux pas imaginer que l’on ne puisse pas faire quelque chose.

Vous parlez beaucoup de la ville, mais il s’agit ici d’élection départementale…

On va essayer d’obtenir le maximum de voix pour porter nos valeurs. Si des gens se rangent derrière nous, on ira le plus loin possible.

Comment faites-vous campagne ?

J’ai travaillé 33 ans dans le monde de la nuit. Je connais beaucoup de gens. Il y a mon nom qui traîne, des gens m’appellent. On fait du mailing et de l’activité sur les réseaux sociaux aussi. L’annonce de ma candidature a fait 400 likes, celle Yves Moraine (LR), une centaine. Après, ça ne veut pas forcément dire que les gens habitent dans ce canton et vont aller voter.

Le slogan de 13 indépendants est « bas les masques », qu’entendez-vous par là ?

Oui, nous avions aussi émis l’hypothèse « ni système, ni extrême »…

Julien Ayoun et Catherine Merveilleux, vos colistiers, ont été candidats par le passé, respectivement avec Jean-Louis Borloo et Bernard Tapie…

Je vis avec le présent et vers l’avenir. Peut-être cela a été des coups d’essai pour eux. Il aurait fallu me le demander il y a vingt ans… Je ne crois plus aux partis, ce ne sont que des malversations et des escroqueries. Je veux que ma ville aille bien. Trop de Marseillais sont partis à Velaux, à Allauch, à Plan-de-Cuques.

Qu’est ce qui est le plus difficile : la politique où la téléréalité ?

Je n’ai pas fait une téléréalité, j’ai fait une télé aventure où le meilleur gagne, il n’y a pas de vote du public. Le seul parallèle, c’est que si je m’engage, je veux aller au bout. La télé est une satisfaction personnelle ; la politique, c’est autre chose. Je ne sais pas ce que je vais en tirer.

Pensez-vous la politique comparable à la télé réalité ?

Je pense qu’il y a moins de charlots en téléréalité qu’en politique. Pourtant, lorsqu’on voit le niveau de la téléréalité, ce n’est déjà pas fameux.