Coronavirus en Guyane : Les élections territoriales maintenues les 20 et 27 juin

EPIDEMIE La Guyane connaît encore une très forte circulation du Covid-19, notamment de son variant Gamma, identifié pour la première fois au Brésil en janvier

20 Minutes avec AFP
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Coronavirus en Guyane : Les élections territoriales maintenues les 20 et 27 juin (Illustration)
Coronavirus en Guyane : Les élections territoriales maintenues les 20 et 27 juin (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le rendez-vous aux urnes est toujours d’actualité. Le gouvernement a en effet décidé de maintenir les élections territoriales en Guyane aux dates du 20 et 27 juin en dépit d’une circulation toujours forte du coronavirus, a annoncé le ministère des Outre-mer lundi.

Le gouvernement dit avoir pris sa décision après avis du conseil scientifique rendu samedi et consultation des parlementaires, des élus et des acteurs socio-économiques guyanais, réunis par le préfet de Guyane ce lundi.

Reprise épidémique fin mars

Le territoire guyanais connaît encore une très forte circulation du Covid-19, notamment de son variant Gamma identifié pour la première fois au Brésil en janvier, avec une mesure de confinement en vigueur. « Depuis fin mars 2021, la Guyane connaît une reprise épidémique difficile qui semble seulement commencer à s’améliorer », a constaté le conseil scientifique dans son avis.

« Une forte hétérogénéité régionale de l’incidence et de sa dynamique est observée dans ce département qui, en superficie, équivaut à cinq départements de métropole », soulignent cependant les scientifiques qui font également valoir le faible taux de vaccination. « En Guyane, seulement 12,9 % de la population a reçu une primo-vaccination, contre 39,9 % en France métropolitaine », complètent-ils.

Une campagne électorale sur les réseaux sociaux

Pour le conseil scientifique, qui a renvoyé la décision d’un report du scrutin aux seules autorités politiques, « le strict respect des protocoles sanitaires et des gestes barrières est de nature, sur un plan théorique, à réduire voire éliminer tous les risques ».

« En Guyane, la campagne électorale se jouant principalement sur les réseaux sociaux, le risque majeur semble lié à l’annonce des résultats et des rassemblements ou festivités qu’elle pourrait provoquer », a encore observé le conseil scientifique.