Régionales en Ile-de-France : Audrey Pulvar propose de créer une banque publique d’investissement

POLITIQUE Sur la mandature, cette banque régionale aura un budget d’un milliard d’euros dans le but de « soutenir les artisans, les TPE et les PME » avec des prêts à taux zéro

20 Minutes avec AFP

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Audrey Pulvar, à son QG de campagne parisien pour les régionales en Ile-de-France, le 25 mai 2021.
Audrey Pulvar, à son QG de campagne parisien pour les régionales en Ile-de-France, le 25 mai 2021. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

A deux semaines du premier tour des élections régionales, les candidats continuent d’égrener leurs propositions. Audrey Pulvar, candidate du PS en Ile-de-France, annonce ainsi vouloir créer si elle est élue une banque publique d’investissement pour « la conversion écologique et l’emploi local ».

Cette banque publique régionale aurait une enveloppe d’un milliard d’euros sur la mandature, « financé pour moitié par la Région, pour moitié par le mécénat de grandes entreprises », expose l’ancienne journaliste dans le JDD. Elle veut aussi créer « un Livret A régional à rémunération garantie pour mobiliser l’épargne des Franciliens et la diriger vers des investissements utiles ».

Les PME au cœur des propositions des candidats

A travers des prêts à taux zéro, cette banque devra « soutenir les artisans, les TPE et les PME », en priorité ceux « qui s’engagent dans une démarche écoresponsable, sociale et de production locale », mais aussi « épauler les entreprises ponctuellement en difficulté » ou « entrer au capital de sociétés quand elles sont menacées par des capitaux étrangers ». Cette proposition fait surtout écho à celle de ses adversaires : Laurent Saint-Martin (LREM) propose un fonds d’épargne populaire pour soutenir les PME à travers leur capital, et la présidente sortante Valérie Pécresse​ (Libres !, ex-LR) veut créer un fonds d’investissement pour faire entrer la région au capital de 150 TPE-PME dans les secteurs les plus touchés par la crise.

Pour attirer à elle les électeurs les 20 et 27 juin, Audrey Pulvar veut, elle, que les prêts aux entreprises se fassent dans une monnaie locale « sur le modèle de celle créée par la banque suisse WIR pendant la crise économique des années 1930 », et créer un Commissariat régional au plan chargé « d’orienter les investissements publics vers les secteurs stratégiques, comme l’hydrogène vert ou le photovoltaïque organique ». Elle maintient en outre sa proposition phare de gratuité progressive des transports publics, « largement finançable » avec un coût intégral de 2,5 milliards d’euros par an quand tous les Franciliens pourront en bénéficier « d’ici à 2026 ».

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, Valérie Pécresse arrive largement en tête des intentions de vote (35 %) au 1er tour, devant le candidat RN Jordan Bardella (16 %), Laurent Saint-Martin (15 %), Audrey Pulvar (12 %), le candidat EELV Julien Bayou (10 %) et la candidate LFI-PCF Clémentine Autain (9 %). Au deuxième tour, Valérie Pécresse l’emporterait dans tous les cas de quadrangulaire, quel que soit l’adversaire d’union de la gauche, selon le même sondage.