Départementales dans la Creuse : Une candidate RN désinvestie pour des propos racistes et antisémites

POLITIQUE Elle a tenu ces propos sur les réseaux sociaux ces derniers mois

C.C. avec AFP
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Des drapeaux tricolores et le logo du Rassemblement national lors d'un meeting (illustration)
Des drapeaux tricolores et le logo du Rassemblement national lors d'un meeting (illustration) — B. Guay / AFP

Une candidate du Rassemblement national aux élections départementales dans la Creuse s’est vu retirer son investiture par son parti pour avoir tenu des propos racistes et antisémites sur les réseaux sociaux. Le retrait de son investiture a été signifié à la candidate du canton d'Ahun, Geneviève Veslin, par un courrier du directeur national de la campagne des élections départementales du RN, Gilles Pennelle. « Les propos sur vos réseaux sociaux sont bien évidemment la cause de cette décision », écrit-il dans un courrier du 27 mai.

La candidate écrit, sous le nom de Geny Veslin, « la France n’est pas une déchetterie », associé à des propos racistes retrouvés par l’AFP sur le réseau Russe VKontakt. Elle fait aussi elle-même référence à une suspension temporaire de son compte Facebook, cette fois sous son véritable nom. Damien Demarigny, colistier de Geneviève Veslin, a précisé que celle-ci avait d’elle-même présenté sa démission du parti, au lendemain du retrait de son investiture. « Son cas passera quand même en commission de discipline qui va techniquement statuer sur le fait qu’elle est indésirable au parti pour une période donnée ou tout le temps », a précisé le délégué départemental du RN.

Le RN tente de s’expliquer sur son recrutement

Revenant sur les circonstances du recrutement de la candidate, Damien Demarigny a de lui-même reconnu « une faute ». « On a cliqué Facebook et Twitter, comme on le fait pour tous les candidats. J’ai survolé parce qu’il y avait urgence de déposer les listes. Je n’ai rien vu d’extraordinaire si ce n’est qu’elle était un peu complotiste mais ce n’est pas interdit par la loi », a-t-il confié.

« Je l’avais sélectionnée sur la base de son dossier : une femme qui s’occupe de handicapés, qui est gentille comme tout au demeurant quand on la croise au quotidien, qui n’avait pas un mot plus haut que l’autre, qui est timide, réservée même », a-t-il relaté indiquant avoir ensuite perçu « sa fragilité » liée à des drames familiaux.