Régionales en Occitanie : Visée par des lettres de menace, la candidate LFI pointe l'extrême droite

POLITIQUE Myriam Martin, élue régionale sortante et candidate LFI aux élections, a décidé de saisir le procureur de la République

Béatrice Colin

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L'élue régionale sortante, Myriam Martin, est tête de liste LFI aux élections régionales 2021.
L'élue régionale sortante, Myriam Martin, est tête de liste LFI aux élections régionales 2021. — THOMAS SAMSON / AFP

Myriam Martin, candidate la France Insoumise aux élections régionales en Occitanie, a reçu ces derniers jours quatre enveloppes, postées en Lozère ou encore en Corse. A l’intérieur, des photos montage la mettant en scène, avec des références aux nazis ou aux terroristes islamistes. « On m’y accuse d’être anti-patriote, islamo-gauchiste. Ça se veut intimidant et anonyme. Mais je suis convaincue que cela vient de l’Action française. Ce sont des méthodes de collabo », dénonce cette enseignante toulousaine.

Pour l’élue régionale sortante, ces menaces sont dans la droite lignée de ce qui s’est passé il y a quelques semaines au conseil régional, lorsque des militants d’extrême-droite ont tenté de pénétrer dans l’hémicycle alors qu’une assemblée s’y tenait. Ils brandissaient une banderole où l’on pouvait lire « islamo-gauchistes, traîtres à la France ». Depuis cette intrusion, le 25 mars, quatre militants d’extrême droite, dont un élu, ont été renvoyés devant le tribunal.

« Déçue » par la prise de position de Carole Delga

« A force d’aller sur les mêmes thématiques que l’extrême droite, certains jouent avec les allumettes, on nous met des cibles dans le dos. La menace est sérieuse, je ne suis pas sûre qu’ils se rendent compte du climat qu’il y a », dénonce l’élue en référence notamment aux prises de position de Jean-Michel Blanquer qui avait dit que « l’islamo-gauchisme » est « un fait social indubitable ».

Elle se dit aussi « déçue » par la prise de position de Carole Delga concernant les réunions non-mixtes de l’Unef. Ce qui avait valu à la présidente sortante de la région un clash avec Jean-Luc Mélenchon.