Législative partielle à Paris : Un faux candidat LREM obtient 4,4 % des voix

POLITIQUE Le candidat LR, François-Marie Didier, envisage un recours devant le Conseil constitutionnel car l’élection a été « faussée »

Rachel Maxime avec AFP

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Le candidat sans étiquette a obtenu 4.4% des voix
Le candidat sans étiquette a obtenu 4.4% des voix — A. GELEBART / 20 MINUTES

« Un candidat clown », qui récolte 4,4 % des voix. Ce dimanche lors de l'élection législative partielle à Paris​, le candidat sans étiquette Jean-Damien de Sinzogan a récolté 516 voix, soit 4,4 % des suffrages exprimés. S’il apparaît avec ce nom sur l’un de ses bulletins, il affiche son monarchisme en se présentant comme « Jean de Bourbon » sur un autre, flanqué du logo de La République en marche. Or dès samedi, la section parisienne du parti présidentiel avait prévenu : si « Jean de Bourbon et Victor Mensah se revendiquent d’En Marche, ce ne sont pas nos candidats. Cette utilisation du logo comme il apparaît sur la photo et le bulletin de vote est totalement frauduleuse ».

Le candidat LR, François-Marie Didier, arrivé en troisième position dans la 15e circonscription de Paris avec 18,52 % des voix, estime que ce « candidat clown » « fausse l’élection ». Et il compte déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. « Je suis très étonné qu’une telle candidature ait pu être autorisée quand on voit plusieurs bulletins différents, qui ne portaient pas les mêmes noms et qui n’ont pas été envoyés aux électeurs », estime cet élu LR au Conseil de Paris qui avait le champ libre du centre à l’extrême droite en l’absence de candidats LREM, MoDem ou RN.

Vers une annulation du scrutin ?

Contacté par l’AFP, le parti présidentiel dit avoir formé un référé samedi devant le tribunal administratif et avoir été débouté. « En effet, Jean de Bourbon a apposé le logo LREM sur son bulletin de vote, ce qui n’est en soi pas illégal puisque les étiquettes sont libres », a de son côté indiqué le ministère de l’Intérieur sollicité par l’AFP.

Si le candidat LR dépose un recours, « il appartiendra au juge des élections de déterminer si cela a pu influer sur le résultat du scrutin, et s’il y a lieu d’annuler le scrutin », a complété la place Beauvau.