Régionales en Ile-de-France : Valérie Pécresse veut récupérer la gestion du périphérique

POLITIQUE Le périphérique est actuellement la propriété de la ville de Paris, mais la présidente de la région Ile-de-France, candidate aux prochaines régionales les 20 et 27 juin, veut en récupérer la gestion

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse.
Valérie Pécresse. — STEPHANE LEMOUTON-POOL/SIPA

Valérie Pécresse, candidate à un deuxième mandat à la tête de la région Ile-de-France, souhaite récupérer la gestion du périphérique parisien. Ce dernier est actuellement la propriété de la Ville de Paris qui envisage d’en réserver une voie à certains véhicules après les JO 2024. « Si l’Etat me confiait cette compétence, la région pourrait investir ce qu’il faut pour limiter les nuisances du périphérique », anneau de 35 km responsable de « 37 % des émissions de dioxyde d’azote et 35 % des émissions de particules fines liées au trafic routier parisien », a-t-elle affirmé jeudi dans Le Parisien.

« Le périphérique est une infrastructure d’intérêt régional », argumente l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui veut « organiser à l’automne prochain un grand référendum pour demander leur avis à tous les Franciliens » sur le sujet. Pour la présidente de région de droite, qui a mis en jeu la suite de sa carrière politique lors du scrutin des 20 et 27 juin, ce référendum « est autorisé par le code des collectivités locales puisque la région a la compétence dans le cadre du plan de déplacements urbains d’Ile-de-France (PDUIF) » dont la dernière version a été approuvée en 2014.

Les usagers très majoritairement hostiles aux modifications

Selon une étude réalisée par la mairie, les usagers du boulevard périphérique parisien sont très majoritairement hostiles aux modifications – abaissement de la vitesse, suppression de voies – envisagées par la maire socialiste Anne Hidalgo, qui veut pour les JO de 2024 réserver une voie aux participants. Cette voie pourrait ensuite être conservée pour l’auto-partage et les transports en commun.

« Tant que le Grand Paris Express », le futur réseau de transports publics francilien, « n’est pas en service, cette suppression serait synonyme d’une immense souffrance pour les Franciliens qui n’ont d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler et faire des trajets de banlieue à banlieue », estime la présidente sortante.