Régionales en Paca : Eric Ciotti « ne votera pas » pour Renaud Muselier (au moins au premier tour)

POLITIQUE « Notre confiance a été trahie à plusieurs reprises dans une tambouille électorale concoctée dans les cuisines élyséennes », a répété le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti

F.Bi.
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Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le 11 mai 2020 à l'Assemblée nationale
Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le 11 mai 2020 à l'Assemblée nationale — Jacques Witt/SIPA

Si LR et son président Christian Jacob ont officiellement, mardi, « souhaité la victoire » de Renaud Muselier aux élections régionales en Paca, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a réaffirmé ce jeudi matin qu’il ne lui apportait pas son soutien, au moins « au premier tour ». « Je ne voterai pas pour Renaud Muselier, je le dis très clairement. Je m’abstiendrai », a-t-il expliqué face à Jean-Jacques Bourdin, en direct sur BFMTV et RMC.

Le parlementaire, farouchement opposé à l’ouverture de la liste de Renaud Muselier à des personnalités LREM, laisse cependant la porte ouverte pour le second tour. Il dit attendre de voir quelle en sera « la configuration ». « Mais, aujourd’hui, je n’ai pas confiance, a-t-il également déclaré. Notre confiance a été trahie à plusieurs reprises dans une tambouille électorale concoctée dans les cuisines élyséennes. »

Il avait voté contre le soutien officiel de LR

Tout en reprochant à Renaud Muselier « une faute et une erreur d’analyse politique en ne croyant pas en sa seule force et celle de sa famille politique », LR a choisi de soutenir officiellement le président sortant de Paca pour « empêcher le basculement » au profit du RN Thierry Mariani. La déclaration, mise au vote des 22 membres du conseil stratégique de LR mardi, avait obtenu 16 voix pour.

Quatre se sont abstenus et deux ont voté contre : le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau et Eric Ciotti, également patron de la fédération LR des Alpes-Maritimes. Lundi, cette dernière avait retiré son soutien à la candidature de Renaud Muselier, lui reprochant d’avoir « passé un accord politique avec le pouvoir macronien ».