Départementales en Haute-Garonne : Georges Méric, le président sortant, cible la droite mais tacle aussi à gauche

POLITIQUE Le président socialiste sortant de la Haute-Garonne a lancé sa campagne aux élections départementales, n’épargnant ni la droite, ni les écologistes

Béatrice Colin

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Le président socialiste sortant du Conseil départemental de la Haute-Garonne, Georges Méric.
Le président socialiste sortant du Conseil départemental de la Haute-Garonne, Georges Méric. — B. Colin / 20 Minutes
  • Georges Méric, président socialiste du conseil départemental de la Haute-Garonne vient de se lancer dans la campagne des élections.
  • Sa majorité départementale, qui fait figure de favorite dans ces élections, repart sous les couleurs de neuf partis et mouvements de gauche, sans avoir trouvé d’accords avec EELV et LFI.

« Nous allons gagner ». C’est ainsi que Georges Méric a conclu ce mercredi le lancement médiatique de sa campagne aux élections départementales en Haute-Garonne. Président socialiste sortant de la collectivité, il a présenté les grandes lignes de la liste « Haute-Garonne en commun », au sein de laquelle il a su réunir des militants du PS, du PC ou encore de Génération-s. Au total, neuf partis ou mouvements de gauche ont décidé de faire cause commune dès le premier tour à travers la candidature de 27 binômes.

S’il regrette que les « contacts cordiaux » avec la France Insoumise n’aient pas abouti, il n’a pas caché une certaine défiance vis-à-vis des écologistes d’EELV. « Depuis septembre dernier, nous dialoguions avec eux et d’une façon incompréhensible ils ont refusé un accord, ils ont fermé la porte à une union plus vaste de la gauche », déplore le candidat.

« Pas besoin de label d’ici ou là »

Il reste aussi hermétique aux appels d’Archipel citoyen. Le mouvement né lors des élections municipales s’est dit prêt à s’engager auprès des candidats qui signeraient leur « Pacte démocratique pour la Haute-Garonne ». « Nous, on a déjà une expérience politique, on n’a pas à aller chercher un label ici ou là », assure le leader de la majorité départementale, fermant ainsi la porte à d’éventuelles tractations.

Et de rappeler que « notre adversaire reste la droite et l’extrême droite, pas les autres ». Mettant en avant le bilan de ses six années de mandat, il a tenu à rappeler que « le président de la République et Jean-Luc Moudenc (LR) ont voulu réduire le département de la Haute-Garonne à l’état de département résiduel ». Un moyen de tirer à boulet rouge sur les candidats de la droite aux départementales, associés dans certaines circonstances à LREM, qui selon lui brigueraient un mandat dans une collectivité que leurs partis respectifs ont voulu un temps « démanteler » au profit de la Métropole. Une droite que certains avaient pensée apte à marquer des points il y a six ans, lors des précédentes départementales. Mais qui avait finalement connu la déroute, le Parti socialiste et ses alliés raflant 23 des 27 cantons à l’époque.

Reste à savoir quelle sera la part des électeurs qui se rendra aux urnes les 20 et 27 juin prochains pour glisser leur bulletin dans l’urne. Au-delà de la crise sanitaire, le choix des dates juste avant les vacances d’été risque de favoriser surtout… l’abstention.