Régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Pour le sénateur Bruno Retailleau, une nouvelle liste LR est « difficile » à constituer

ELECTIONS La question d’une liste LR face à Renaud Muselier devrait être examinée lors du comité stratégique de ce mardi matin

20 Minutes avec AFP

— 

Retailleau propose une primaire à un tour d'ici octobre 2021 (Archives)
Retailleau propose une primaire à un tour d'ici octobre 2021 (Archives) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau a estimé mardi qu’il serait « difficile » de présenter une nouvelle liste aux élections régionales en Paca.

« Je pense que David Lisnard serait un excellent candidat, il faudrait qu’il se décide », a affirmé sur France 2 Bruno Retailleau pour qui sa candidature « rebattrait les cartes ». Le maire LR de Cannes David Lisnard avait défendu dimanche dans le journal Nice-Matin l’idée d’une « liste claire, nouvelle et fraîche ».

Plusieurs élus des Républicains ont évoqué lundi l’hypothèse de la création d’une liste LR face au président sortant de la région Paca Renaud Muselier, après le retrait à son profit de la liste LREM pour les régionales. La question devrait être examinée lors d’un comité stratégique organisé mardi matin par Les Républicains.

Retailleau dénonce aussi la stratégie LREM

« La droite et le macronisme, c’est comme l’eau et l’huile, ça ne peut pas se mélanger », a assuré Retailleau, saluant au passage la décision prise par Christian Jacob de « tout de suite désinvestir, de retirer notre soutien à la liste conduite par Renaud Muselier ». Une exclusion « n’est pas le sujet, il s’est mis lui-même en marge de notre mouvement », a-t-il ajouté.

Le chef de file des Républicains au Sénat a par ailleurs dénoncé la stratégie de La République en marche en Paca, visant à « trouver un prête-nom qui leur permette de se faire élire. Le score d’En Marche aux municipales, c’est 2 %. Ça veut dire que seuls, ils sont incapables de se faire élire. »

Interrogé sur l’alliance en Bourgogne-Franche-Comté entre la liste LR-UDI dirigée par Gilles Platret (LR) et un responsable régional de Debout la France (le parti de Nicolas Dupont-Aignan), Bruno Retailleau a estimé que le patron de DLF avait, depuis 2017 et son soutien au Rassemblement national, désormais « tourné le dos » à Marine Le Pen. « Si on repousse tous ceux qui ont fait le constat de leurs erreurs, (…) on ne parviendra pas à agréger les Français », a-t-il affirmé.