Régionales en Ile-de-France : Laurent Saint-Martin, candidat LREM, veut une police sous l’autorité de la région

PROGRAMME Pour gagner les élections en juin, le député du Val-de-Marne axe sa campagne sur la sécurité et l’environnement

20 Minutes avec AFP
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Des policiers à Paris, le 20 février 2021.
Des policiers à Paris, le 20 février 2021. — JP PARIENTE/SIPA

Afin de réussir à s’asseoir dans trois mois dans le fauteuil de Valérie Pécresse, Laurent Saint-Martin commence à présenter son programme. Le candidat LREM aux élections régionales en Île-de-France développe dans un entretien au JDD ses idées sur la sécurité et aussi sur l’environnement. Ces deux axes constituent la colonne vertébrale de son projet pour la région.

Laurent Saint-Martin affirme ainsi vouloir créer une « police régionale » en faisant appel à des sociétés privées pour les lycées. « Il faudra la mettre en cohérence avec les compétences régionales, donc la concentrer exclusivement sur les transports en commun et sur les lycées », précise le député du Val-de-Marne.

Un coût « pas négligeable »

Selon lui, « cette nouvelle police d’Île-de-France Mobilités, placée sous l’autorité du président de Région, complétera et coordonnera le patchwork aujourd’hui composé de la Suge (Surveillance générale de la SNCF) et la Sûreté de la RATP. Elle sera aussi complémentaire, dans les transports, de la police nationale et des polices municipales ». « Je recruterai ou contractualiserai 500 agents dès la première année pour un coût annuel estimé à 80 millions d’euros », ajoute le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, reconnaissant un coût qui n’est « pas négligeable ».

Pour les lycées, il entend « instaurer un modèle hybride » en ayant « recours à des sociétés de sécurité privées, dans un souci d’agilité et d’efficacité ». Dans les transports, il juge « indispensable » que cette police soit dotée d’armes létales. Toutefois, Il estime que cette mesure ne doit « pas se faire au détriment de la prévention » qui, selon lui, « a été délaissée ces dernières années ».

Dans le domaine de l’environnement, Laurent Saint-Martin entend axer « prioritairement le plan de relance régional sur la décarbonation » des industries et sur le verdissement du parc automobile francilien. Afin d’aider à l’acquisition d’un véhicule électrique, il envisage un reste à charge de 50 % pour les professionnels et « pour les particuliers éligibles aux aides publiques, il ne sera plus que d’un tiers ». « En 2020, environ 20.000 véhicules électriques ont été vendus en Île-de-France, 17 % des chiffres nationaux. On était à 10.000 en 2019. Si la Région distribue une aide à la conversion de 5.000 euros en moyenne par véhicule, on avoisinera les 100 millions d’euros », chiffre-t-il. Il s’engage en outre à « ne pas augmenter les tarifs du Pass Navigo ».

Laurent Saint-Martin a été investi en vue des régionales de juin, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ayant jeté l’éponge. Il devrait avoir face à lui l’actuelle présidente de la région de droite Valérie Pécresse, Julien Bayou (EELV), Clémentine Autain (LFI), Audrey Pulvar (PS) et Jordan Bardella (RN).