Régionales en Ile-de-France : De gauche à droite, quelles sont les forces en présence en Ile-de-France ?

POLITIQUE Repoussées à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus, les élections régionales se tiendront les 13 et 20 juin. En Ile-de-France, les candidats se multiplient pour espérer prendre la place de Valérie Pécresse, élue en décembre 2015

R.L.

— 

Elections régionales: Qui va gagner la bataille en Ile-de-France? — 20 Minutes
  • La crise sanitaire liée au Covid-19 a décalé de trois mois les élections régionales. L’Assemblée nationale a fixé, mi-février, les dates des élections aux 13 et 20 juin.
  • A quatre mois du scrutin, 20 Minutes fait le point sur les candidats déclarés ou annoncés pour succéder à Valérie Pécresse, présidente sortante de la région Ile-de-France. Celle-ci ne s’est pas encore exprimée sur une candidature.
  • A gauche, trois personnalités se sont déclarées : Audrey Pulvar, Clémentine Autain et Julien Bayou.

C’était en décembre 2015. Après un passage à la fenêtre de son QG de campagne situé dans le 8e arrondissement de Paris, sous des applaudissements nourris, Valérie Pécresse  tout juste élue à la présidence de la région Ile-de-France, prononçait son premier discours : « Ce soir, vous avez choisi d’apporter la majorité des suffrages au changement en Ile-de-France, […] je serai la présidente de tous les Franciliens », promettait-elle dans un « engagement solennel », désignant « la sécurité et l’emploi » comme ses « priorités immédiates ».

Six ans plus tard, place à de nouvelles élections régionales. Et une chose est sûre : la région attise les convoitises. Initialement prévues en mars 2021 mais repoussées à cause de l’épidémie de coronavirus, ces élections doivent se tenir les 13 et 20 juin prochains. Une première étape avant l’élection présidentielle. Et alors que Valérie Pécresse (ex-LR) n’a pas encore officialisé sa candidature, de nombreuses personnalités politiques sont entrées dans la bataille. Tour d’horizon des forces en présence, concentrées à gauche autour de trois personnes.

Audrey Pulvar, tête de liste « Ile-de-France en Commun »

« Je suis officiellement candidate », déclarait fin janvier auprès du Parisien, Audrey Pulvar, adjointe à la maire de Paris. « Nous avons beaucoup de propositions pour sortir de la politique de Valérie Pécresse qui est celle de l’ancien monde », ajoutait-elle. L’ancienne journaliste en charge à la mairie de Paris de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts s’était engagée très tôt dans la campagne d’Anne Hidalgo et avait beaucoup œuvré en coulisses. Tête de la liste de gauche « Ile-de-France en commun » avec une proposition phare de gratuité des transports en commun en Ile-de-France, chiffrée à 2,2 milliards d’euros, elle donnera aussi un premier indicateur de tendance à Anne Hidalgo, régulièrement citée comme possible candidate en 2022.

Clémentine Autain, tête de liste de LFI et PCF

Lors de sa déclaration de candidature, Clémentine Autain a annoncé vouloir « mettre l’égalité au cœur du développement de l’Ile-de-France, de telle sorte que […] l’on transforme la frontière qu’est aujourd’hui le périphérique en trait d’union et qu’on rapproche les lieux d’habitation des lieux de travail. » Récemment, la députée LFI de Seine-Saint-Denis s’est élevée contre un « séparatisme territorial » favorisé selon elle par la politique de Valérie Pécresse. Mais comment faire la différence entre elle et les autres forces en présence de gauche ? La candidate LFI-PCF estime qu’il faut à tout prix éviter « le jeu des sept différences avec les autres candidats de gauche » et ne pas « passer nos journées à se taper dessus ». Lors du lancement de sa campagne, elle a rappelé : « Je suis la seule à m’être engagée de manière claire pour dire qu’il faudra au second tour rassembler les listes de gauche et écologistes pour battre Valérie Pécresse. »

Julien Bayou, tête de liste EELV

Dernière figure de gauche pour ces élections : Julien Bayou. Le candidat EELV parti tôt en campagne, a multiplié les sorties sur le terrain francilien. Benoît Hamon lui a apporté son soutien et figure en deuxième position dans les Yvelines. « Notre adversaire, c’est Valérie Pécresse qui abîme la Région », a martelé Julien Bayou début janvier, assurant « ne pas avoir d’ennemis à gauche ». EELV rappelle qu’il y a « urgence à transformer notre région pour tirer les leçons de la crise : Relocaliser nos services publics, notre alimentation, favoriser le transport du quotidien, soutenir les emplois et la formation d’avenir. »

Laurent Saint-Martin, tête de liste LREM

Un temps évoqué, Jean-Michel Blanquer s’est finalement écarté de la course. Le candidat de la majorité présidentielle sera finalement le député du Val-de-Marne, Laurent Saint-Martin. « On a beaucoup de choses à proposer. Il est temps de commencer à présenter ce que nous allons donner aux Franciliens comme solutions dans leur quotidien », a expliqué le candidat macroniste à France 3 Paris Ile-de-France. Et de préciser : « Nous avons besoin de préparer la relance, de réduire les inégalités, notamment territoriales, qui se sont malheureusement creusées dans notre région. »

Et pour le Rassemblement national ?

Incité par son parti à se lancer, Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, dont le nom revient régulièrement ne s’est pas encore officiellement prononcé. Il y a encore mois, il ne « fermait pas la porte » à une candidature.