Régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : Qui pour barrer la route à Laurent Wauquiez, favori des sondages ?

POLITIQUE Repoussées à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus, les élections régionales se tiendront les 13 et 20 juin. En Auvergne-Rhône-Alpes, les candidatures tardent à se faire connaître pour prendre la place de Laurent Wauquiez

Caroline Girardon

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Un second mandat pour Laurent Wauquiez en Auvergne Rhône-Alpes? — 20 Minutes
  • La crise sanitaire liée au Covid-19 a décalé de trois mois les élections régionales. L'Assemblée nationale a fixé, mi-février, les dates des élections aux 13 et 20 juin.
  • A quatre mois du scrutin, 20 Minutes fait le point sur les candidats déclarés ou annoncés pour succéder à Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

EDIT : Cet article, publié le 22 février, a été, depuis, mis à jour en fonction des différentes annonces de candidatures qui ont suivi

Laurent Wauquiez, le président LR d’ Auvergne-Rhône-Alpes, enchaînera-t-il un second mandat ? A quatre mois du scrutin régional, bien malin celui qui pourra prédire le nom du futur vainqueur. Les dernières élections municipales ont montré que la surprise est parfois là où on ne l’attend pas et que les sondages sont loin d’être une science exacte. En attendant, petit tour d’horizon des forces en présence et des candidats pressentis qui ne sont pas encore sortis du bois.

Laurent Wauquiez en favori ?

C’est ce que laisse entrevoir le seul sondage réalisé sur le sujet à la fin du mois de novembre. Laurent Wauquiez y est crédité de 31 % des voix au premier tour. Il est aussi donné largement gagnant au second, quels que soient les cas de figure, alors même qu’il n’est pas officiellement candidat à sa propre succession. A quatre mois de l’échéance, le président sortant n’a toujours fait aucune annonce en ce sens même si nul ne doute qu’il se représentera. Pour l’instant, il préfère occuper le terrain et communiquer massivement sur les initiatives mises en place pour enrayer la crise sanitaire ou les aides apportées aux entreprises en difficulté. Une façon déguisée de déjà faire campagne, soulèvent néanmoins ses principaux détracteurs.

Najat Vallaud-Belkacem de retour dans l’arène ?

La rumeur enfle depuis déjà des mois. L’ancienne ministre de l’Education nationale, qui dirige aujourd’hui une ONG, est fortement pressentie pour mener les listes du Parti socialiste. Et signer ainsi son retour en politique, quatre ans après sa défaite aux élections législatives de Villeurbane. Selon nos informations, Najat Vallaud-Belkacem aurait dû annoncer sa candidature, il y a dix jours, sur une chaîne de télévision mais a préféré repousser l’échéance. Il ne s’agirait plus que d’une question de jours voire de semaines.

Les candidats déclarés

Les choses commencent à s’accélérer. Ces derniers jours, plusieurs candidats sont sortis du bois. L’entrepreneur Bruno Bonnell sera tête de liste pour LREM. Celui qui avait battu Najat Vallaud-Belkacem aux législatives de 2017, n’a pourtant pas toujours été en odeur de sainteté avec le parti présidentiel. On se souvient qu’aux municipales de l’an dernier, La République en marche avait préféré investir, à Villeurbanne, un autre candidat, incitant Bruno Bonnell à se présenter en dissident.

La première candidate à avoir dégainé, bien avant la fin de l’année 2020, est l’écologiste Fabienne Grébert, élue d’Annecy. Conseillère régionale depuis 2015, elle entend surfer sur l’élan des municipales et s’appuyer sur les préoccupations environnementales du moment pour déjouer les pronostics qui la créditaient de 12 % d’intention de vote au premier tour.

Patrick Mignola sera le chef de file du Modem tandis que Gerbert Rambaud mènera la liste Debout la France. Duel serré dans les rangs du Rassemblement national mais Andrea Kotarac a finalement été préféré à Alexis Jolly pour mener les listes d’extrême-droite. Il l’a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux le 3 mars.

Enfin, le PC et la France Insoumise ont décidé de présenter une liste commune dès le premier tour. Cécile Cukierman, l’actuelle présidente du groupe Communiste-GRS au conseil régional sera la cheffe de file.