Les procurations en partie numérisées pour les prochaines élections, annonce Gérald Darmanin

VOTE « Désormais, les Français pourront, sur Internet, remplir leur situation, donner mandat à quelqu’un, avoir un numéro », a annoncé le ministre de l’Intérieur

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un bureau de vote au second tour des élections municipales le 28 juin 2020 à Bourgoin-Jallieu (Isère).
Illustration d'un bureau de vote au second tour des élections municipales le 28 juin 2020 à Bourgoin-Jallieu (Isère). — ALLILI MOURAD/SIPA

A compter des prochaines élections régionales et départementales, les procurations pourront en partie se faire sur Internet, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ce mercredi, devant le Sénat.

« Il en est fini de la procuration à l’ancienne pour les prochaines départementales et régionales », a dit le ministre, auditionné par la commission des lois du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2021.

Moins de boulot pour les policiers et gendarmes

« Désormais, les Français pourront, sur Internet, remplir leur situation, donner mandat à quelqu’un, avoir un numéro », a-t-il ajouté. Muni de ce numéro, le mandant devra ensuite se présenter au commissariat ou à la gendarmerie pour faire valider la procuration, a précisé l’entourage du ministre.

« Et immédiatement la procuration numérique sera envoyée à la mairie », a ajouté le ministre. « On aura plus ce départ de voie postale qui fait perdre du temps ». Cette nouvelle procuration représente une « simplification » et une « suppression de tâches indues pour les policiers et les gendarmes », a-t-il ajouté.

Vers le vote par correspondance ?

Cette annonce intervient alors qu’une mission d’information a été créée le 18 novembre par la commission des lois du Sénat pour évaluer la « faisabilité » du vote par correspondance, en vue notamment des élections régionales et départementales de 2021, dont l’exécutif propose le report de mars à juin en raison de la crise sanitaire.

Le gouvernement est partagé sur le vote par correspondance, supprimé en 1975 notamment en raison de « fraudes massives » : le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est exprimé contre, son collègue Marc Fesneau (Relations avec le Parlement) a lui jugé que l’idée peut être « explorée ».