Elections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes : La droite divisée reste ultrafavorite

CHAMBRE HAUTE Six listes, dont quatre à droite, vont se disputer les cinq sièges de sénateur des Alpes-Maritimes

M.B.

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Le Sénat lors du discours de politique générale de Jean Castex en juillet 2020
Le Sénat lors du discours de politique générale de Jean Castex en juillet 2020 — Jacques Witt/SIPA
  • La sénatrice sortante Dominique Estrosi-Sassone conduit la liste Les Républicains.
  • Deux listes divers droite se présentent également.
  • La gauche est parvenu à s'unir pour tenter de sauver son siège.

Ce sont donc finalement six listes qui vont se partager, le 27 septembre, les voix de 2.200 grands électeurs (conseils municipaux, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux). En jeu : cinq sièges de sénateur des Alpes-Maritimes. Les Républicains, qui bénéficient d’un ancrage massif dans les collectivités locales, sont les grands favoris mais les surprises toujours possibles dans ce scrutin proportionnel si particulier.

Dominique Estrosi-Sassone mène la liste LR

La Niçoise Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice sortante, conduit la liste Les Républicains « Unis pour les Alpes-Maritimes » dans un département qui compte déjà, depuis élection de 2014, quatre sénateurs Républicains.

Sa liste rassemble l’ancien maire de Mandelieu Henri Leroy, l’Antiboise Alexandra Borchio-Fontimp, le Cannois Philippe Tabarot et Patricia Demas de Gilette. La composition de cette liste a été arrêtée dès le début du mois de juillet avec une ambition : faire mieux qu’il y a six ans en réalisant le grand chelem.

Deux listes concurrentes à droite

Face à cette liste LR, favorite, deux autres classées « divers droite ». La première, baptisée « Pour une république des territoires », a l’ambition de représenter la ruralité. Elle est menée Anne Sattonnet, alliée à l’avocat de Grasse Dominique Roméo, Patricia Malquarti, Lionel Lapras, Karine Bonhomme, et soutenue par l’ancien sénateur et fondateur de la technopole de Sophia-Antipolis Pierre Laffitte (premier suppléant sur la liste).

Personnalité incontournable de la droite azuréenne, élue depuis un quart de siècle, Anne Sattonnet fait dissidence ce qui lui vaut d’être exclue de la majorité départementale… et peut-être prochainement du parti, même si l’issue du scrutin sénatorial peut changer la donne.

L’autre liste « divers droite », la « liste pluraliste et humaniste des Alpes-Maritimes », est celle d’un ex-UMP et ancien assistant parlementaire de Charles-Ange Ginésy, Henri Trompier, associé à Anny Double-Battistella, Jérôme Basti, Viviane Malefant et Grégory Bonucci.

La gauche réussit l’alliance

De l’autre côté de l’échiquier, la gauche a créé la surprise en s’unissant. Divisée depuis des années, notamment à Nice lors de la dernière élection municipale, elle est parvenue à trouver un accord local pour cette élection sénatoriale. PS et EELV partent pourtant divisés sur le plan national.

Le sénateur socialiste sortant, Marc Daunis, ne se représente pas ; il laisse la tête de cette liste « Ensemble, vivons autrement les Alpes-Maritimes » à l’adjoint au maire communiste de Contes Alain Michelis, aux côtés de Mathilde Teissier, Frédéric Pellegrinetti, Chantal Chasseriaud et Didier Cherel.

Philippe Vardon tête de liste RN

A 40 ans, Philippe Vardon, qui vient d’être élu au conseil municipal de Nice, mène la liste « Une voix forte et libre pour défendre nos territoires » soutenue par le Rassemblement national avec à ses côtés Marie-France Corvest, Lionel Tivoli, Virginie Escalier et Patrick Isnard.

Dernière liste enregistrée en préfecture, la liste « Jeunesse, diversité, valeurs pour les Alpes-Maritimes » de Imen Cherif, en lice avec Frank Turosz, Catherine Durand-Personnaz, Bernard Baverey et Rachida Haddad.