Municipales en Auvergne Rhône-Alpes : Suspens, faibles enjeux... Comment se présente le second tour dans les grandes villes

ELECTIONS Si à Grenoble et Saint-Etienne, le second tour s'annonce sans grand suspens, dans d'autres villes toutefois, la bataille pourrait être serrée 

Elisa Frisullo

— 

Eric Piolle est le maire EELV de Grenoble depuis 2014.
Eric Piolle est le maire EELV de Grenoble depuis 2014. — ISA HARSIN/SIPA
  • Le 28 juin, lors du second tour des municipales, la bataille sera serrée en Auvergne Rhône-Alpes, dans plusieurs villes où les alliances de l’entre-deux tours menacent le maire sortant.
  • Dans d’autres grandes villes toutefois, le scrutin s’annonce sans suspens, à l’instar de Grenoble et de Saint-Etienne.

D’une ville à une autre, l’ambiance ne sera pas la même en Auvergne Rhône-Alpes au soir du second tour des élections municipales. Si dans plusieurs grandes communes de la région, le scrutin s’annonce sans surprise, dans d’autres, il apparaît difficile de dire qui sera assis dans le fauteuil de maire à l’issue de l’élection.20 Minutes vous explique les enjeux de ce 28 juin dans ces villes à fort suspens et faibles enjeux.

Une mission compliquée pour le maire sortant à Chambéry

Chambéry fait partie des villes à scruter au soir du second tour. Le maire sortant LR Michel Dantin est arrivé en tête au premier tour, avec 38,95 % des voix. Derrière lui, Thierry Repentin (Divers gauche, 22,64 %) et l’écologiste Aurélie Le Meur (22,46 %) ont annoncé la fusion de leur liste. Une alliance qui vient clairement mettre en danger l’ancien député européen, à la tête de Chambéry depuis 2014.

Un second tour sans surprise à Grenoble

Les jeux semblent être faits à Grenoble où l’écologiste Eric Piolle est arrivé largement en tête le 15 mars, en remportant 46,67 % des suffrages. Le maire sortant, à la tête d’une coalition regroupant notamment EELV, la France Insoumise, le Parti communiste et Génération. s, est le grand favori, d’autant que ses adversaires n’ont pas réussi à faire d’alliance en vue du second tour. Dans cette quadrangulaire, les électeurs auront le choix entre la liste Piolle, celle de l’ancien maire de Grenoble Alain Carignon, soutenu mais non investi par LR (19,81 %), la candidate LREM Emilie Chalas (13,75 %) et l’ancien socialiste Olivier Noblecourt (13,21 %).

Triangulaire à Annecy, le maire sortant mal embarqué

Maire UDI d’Annecy depuis 2007 Jean-Luc Rigaut, soutenu notamment par LREM, a beau être arrivé en tête, l’issue du second tour risque de lui être moins favorable. Deux de ses adversaires, l’écologiste François Astorg (27,87 %) et la députée ex-LREM Frédérique Lardet (21,50 %) ont en effet fait alliance, multipliant mathématiquement les chances de ravir l’hôtel de ville. Arrivé quatrième au soir du 15 mars, avec 10,04 % des suffrages, le candidat sans étiquette Denis Duperthuy sera également présent au second tour.

Le Républicain Gaël Perdriau en bonne voie pour un second mandat

Autre grande ville de Rhône-Alpes où le second tour devrait se dérouler sans surprise : Saint-Etienne (Loire). Le maire LR Gaël Perdriau, à la tête de la Ville depuis six ans, a enregistré une telle avance au premier tour (46,88 %) que l’issue du duel qui l’opposera le 28 juin au socialiste Pierrick Courbon (21,31 %) semble sans suspens. Même si ce dernier a été rejoint entre les deux tours par l’écologiste Olivier Longeon (12,42 %).

Franck Reynier, maire depuis 2001, dans l’incertitude

A Montélimar, le second tour verra s’affronter trois candidats dans un grand suspens. Dans cette commune drômoise, le maire sortant Franck Reynier (24,16 %) qui souhaite rempiler pour un quatrième mandat, est arrivé en troisième position le 15 mars. Il a été devancé par Julien Cornillet (Divers droite) et Catherine Coutard (Divers gauche), qui ont remporté respectivement 34,22 % et 25,58 % des voix. Arrivée quatrième, la candidate En Marche Alice Thourot a décidé de ne pas se maintenir au second tour, où avec les reports de voix possibles, la bataille s’annonce rude entre les trois adversaires.