VIDEO. Coronavirus en Nouvelle-Calédonie: Report au 4 octobre du référendum sur l’indépendance

SCRUTIN Lors du premier référendum en novembre 2018, le « Non » l’avait emporté avec 56,7 % des voix

20 Minutes avec AFP

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Une élection (illustration).
Une élection (illustration). — POL EMILE/SIPA

Après avoir eu des conséquences sur les dates des municipales, le coronavirus chamboule un autre calendrier électoral : celui concernant le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Initialement prévu le 6 septembre, Edouard Philippe a proposé samedi de reporter ce scrutin au 4 octobre, en raison des difficultés logistiques nées de la crise sanitaire.

« Risque sur l’encadrement des procédures de vote »

Le Premier ministre a donc transmis un projet de décret avec cette nouvelle date aux présidents du gouvernement et du congrès de Nouvelle-Calédonie pour avis consultatif sous 15 jours. Le texte devrait être présenté en Conseil des ministres dans la deuxième quinzaine de juin, l’Etat fixant la date du référendum.

Même si « les opérations de préparation du référendum ont été poursuivies » pendant la crise sanitaire, « un risque demeure sur l’encadrement des procédures de vote », explique Matignon. Pour l’exécutif, la « capacité à réunir 250 candidatures pour les observateurs nationaux et internationaux, et à les acheminer en Nouvelle-Calédonie dans des délais compatibles avec les trois semaines de quarantaine requises à ce jour […] n’est pas assurée ».

Dans des courriers au président du gouvernement, le loyaliste Thierry Santa (Avenir en Confiance, proche des Républicains), et au président du Congrès, l’indépendantiste kanak Rock Wamytan (UC-FLNKS), le Premier ministre souligne que cette difficulté d’arriver dans des délais compatibles avec la quarantaine se pose aussi pour « les missions des organisations internationales et les journalistes » amenés à suivre le référendum. Il s’agit d'« assurer le caractère irréprochable de l’organisation du référendum, afin que son résultat soit incontestable et incontesté », argumente-t-il.

Une décolonisation progressive

Après le premier référendum, qui s’est tenu le 4 novembre 2018 et a vu la victoire du « non » à l’indépendance (56,7 %), la date d’un deuxième référendum avait été fixée par le Premier ministre au 6 septembre 2020, moins de deux ans après le premier, comme prévu par l’accord de Nouméa qui organise la décolonisation progressive de l’archipel. Sujet hautement sensible, cette date avait été arrêtée après de longues heures de discussions entre leaders indépendantistes et non indépendantistes, en octobre dernier.