Élections municipales à Lorient : Dans le fief de Le Drian, les écologistes arrivent en tête

ELECTIONS Quatre listes sont en position de se maintenir dans la sous-préfecture du Morbihan

Jérôme Gicquel

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Jean-Yves Le Drian avait apporté son soutien aux candidats LREM à Rennes, Brest et Lorient.
Jean-Yves Le Drian avait apporté son soutien aux candidats LREM à Rennes, Brest et Lorient. — Alfonso Jimenez/REX/SIPA

Le soutien de Jean-Yves Le Drian à trois candidats LREM en Bretagne n’aura rien changé. Comme partout en France, le parti présidentiel n’a pas été à la fête pour le premier tour des municipales dans la région. A Rennes, la candidate Carole Gandon arrive ainsi très loin derrière le duo Appéré (PS)-Theurier (EELV) avec seulement 14,29 % des suffrages. Idem à Brest où Marc Coatanéa se classe en quatrième position avec 12,59 % des voix.

Même à Lorient (Morbihan), la ville dont il a été maire pendant dix-sept ans, le poulain du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a mordu la poussière. Recueillant 17,80 % des voix, le candidat Laurent Tonnerre, ancien socialiste passé chez LREM, n’arrive ainsi qu’en quatrième position dans la sous-préfecture du Morbihan.

C’est le candidat écologiste Damien Girard, soutenu par les Verts, le Parti socialiste, le PCF et l’UDB, qui a créé une petite surprise en virant en tête au premier tour avec 22,99 % des voix. « J’incarne le renouveau, le renouveau de la gauche qui soutient la cause écologique », a-t-il indiqué dimanche soir sur l’antenne de France 3 Bretagne.

Le candidat soutenu par le maire sortant en 3e position

Le candidat de la droite et du centre Fabrice Loher, qui se présente pour la quatrième fois aux municipales à Lorient, arrive en seconde position avec 20,82 % des suffrages. Il devance de deux points la liste divers gauche du candidat Bruno Blanchard (18,45 %) qui s’est posé comme l’héritier du bilan municipal. Le maire socialiste sortant Nobert Métairie, qui a décidé de ne pas se représenter, figurait d’ailleurs en dernière position sur sa liste.

Avec quatre candidats susceptibles de se maintenir au second tour, le suspense s’annonce donc entier à Lorient, bastion des socialistes depuis plus de cinquante ans. Les éventuelles fusions dans les prochaines heures devraient permettre d’y voir un peu plus clair dans le port breton.