Elections municipales à Nantes : Le RN régresse fortement « mais n’a pas dit son dernier mot »

SCRUTIN A l'image du reste de la Loire-Atlantique, le RN d'Eleonore Revel s'est pris une claque dimanche à Nantes (4,7% des voix)

Julie Urbach

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Eleonore Revel, tête de liste Rassemblement national à Nantes
Eleonore Revel, tête de liste Rassemblement national à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

Après Pierre Peraldi en 1995, elle pensait être celle qui ouvrirait de nouveau les portes du conseil municipal de Nantes au Rassemblement national. Au lendemain du premier tour des élections municipales à Nantes, fort est de constater qu’ Eleonore Revel s’est plutôt pris un mur. Avec 4,76% des voix, la candidate de Marine le Pen se place en queue de peloton sur une terre traditionnellement ancrée à gauche, comme le confirment une fois encore les résultats de dimanche. En 2014, à titre de comparaison, la liste du Front national avait récolté 8,14% des voix à Nantes.

« C’est clairement une déception, réagit la candidate, qui s’était lancée dans la course avec de grandes ambitions en visant les 10 %. Je suis d’autant plus embêtée que mes frais de campagne, qui s’élèvent à 8.000 euros, ne seront pas remboursés, sauf si des directives sont prises dans le cadre de la situation sanitaire que nous vivons. »

Aucune consigne en cas de deuxième tour

Selon Eleonore Revel, le Rassemblement national a été pénalisé par l’épidémie de coronavirus. « Les scores sont complètement truqués car mes électeurs, qui ont entendu les réserves de Marine Le Pen, ne se sont pas déplacés », insiste-t-elle. Comme sa présidente, elle mise sur une annulation du scrutin pour « remobiliser ses électeurs dans de bonnes conditions ».

Celle qui ne donnera aucune consigne de vote si le deuxième tour se tenait confirme les ambitions de son parti, malgré cette régression.« Je suis heureuse de ma campagne et assure que le RN n’a pas dit son dernier mot à Nantes. Tout simplement car la situation dans cette ville n’est pas prête de s’arranger. Je suis très inquiète pour les Nantais car j’estime que Johanna Rolland n’a toujours pas pris la mesure du problème de l’insécurité. »

Plus aucun élu RN en Loire-Atlantique

Dans le reste du département, c'est aussi la dégringolade. Eliminé au premier tour à Saint-Nazaire (7,05% contre 12,56% en 2014) et à La Baule, le parti de Marine le Pen ne conservera donc pas ses élus dans ces deux communes. A Paimboeuf non plus, puisqu'il n'y avait pas de liste cette année, contrairement à 2014.