Municipales et métropolitaines à Lyon : Les candidats au coude à coude rendent l'issue des scrutins plus qu'incertaine

ELECTIONS Selon un sondage BVA publié ce mercredi par le magazine Mag2Lyon, le match s'annonce très serré pour la mairie et la métropole dans le fief lyonnais de La République en marche

Elisa Frisullo

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Entre David Kimelfeld (à gauche), président de la Métropole de Lyon et Gérard Collomb, maire de Lyon, les relations sont tendues.
Entre David Kimelfeld (à gauche), président de la Métropole de Lyon et Gérard Collomb, maire de Lyon, les relations sont tendues. — R. Lafabrègue/AFP

Plus les semaines passent, plus il est difficile d’anticiper ce qu’il ressortira des urnes à Lyon les 15 et 22 mars. Le match se resserre pour les élections de mars dans le fief lyonnais de LREM, dont les candidats Gérard Collomb et Yann Cucherat sont menacés par les Verts, LR et une liste macroniste dissidente, selon un sondage.

Particularité de Lyon et des 58 autres communes de la deuxième agglomération de France, deux scrutins auront lieu simultanément les 15 et 22 mars, l’un pour élire les conseillers municipaux, l’autre les conseillers métropolitains.

Gérard Collomb mène la liste du parti présidentiel pour le second et obtient 23 % des intentions de vote au premier tour, selon un sondage BVA publié mercredi par le magazine Mag2Lyon. Il devance le candidat EELV Bruno Bernard (20 %) et David Kimelfeld (18 %), président sortant LREM de la métropole qui mène une liste dissidente.

Depuis l’automne, de précédentes études, réalisées par d’autres instituts, avaient donné une avance plus confortable à Gérard Collomb, avec des scores moindres pour David Kimelfeld. Derrière eux, le candidat LR François-Noël Buffet est crédité de 14 % des intentions de vote, celui du RN Andrea Kotarac de 12 % et Renaud Payre (liste La Gauche Unie qui rassemble PS, PCF, Génération. s, Nouvelle Donne et Place Publique) obtient 9 %.

Pour la mairie, le sondage crédite Yann Cucherat, poulain de Gérard Collomb, de 22 % des intentions de vote, contre 19 % au candidat EELV Grégory Doucet et 18 % au candidat LR Etienne Blanc. Arrivent ensuite à égalité Agnès Marion (RN, 9 %) et Nathalie Perrin-Gilbert (DVG/LFI, 9 %), puis l’ancien maire LREM et dissident Georges Képénékian (8 %) et la candidate de la Gauche Unie Sandrine Runel (7 %).

Au second tour, la liste EELV, fusionnée avec celle de la Gauche Unie, l’emporterait avec 36 % des intentions de vote en cas de triangulaire contre la liste LREM et la liste LR, au coude à coude avec 32 % chacune. Hypothèse « à prendre avec prudence », souligne BVA, car mesurée sur l’ensemble de la ville alors que le scrutin sera divisé en neuf arrondissements.

Ces sondages réalisés par téléphone, du 20 au 25 janvier pour la métropole de Lyon et du 27 janvier au 3 février pour la ville de Lyon, auprès d’échantillons respectifs de 1.008 et 800 personnes inscrites sur les listes électorales, constitués selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 3,6 points.

BVA relève que pour le scrutin métropolitain, moins de la moitié des personnes interrogées ont l’intention de voter, et que plus du tiers des électeurs n’ont pas encore fait de choix définitif pour les deux élections.