Attaque d’une gendarmerie en Moselle : Les perquisitions n’ont pas apporté de réponses

ENQUETE La chambre qu’occupait Mathias R., 19 ans, au centre d’instruction militaire de Dieuze (Moselle) a été perquisitionnée par les enquêteurs de la section de recherche de Metz

Thibaut Chevillard

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Illustration de la gendarmerie.
Illustration de la gendarmerie. — Clément Follain / 20 Minutes

L’homme de 19 ans qui a attaqué lundi la gendarmerie de Dieuze (Moselle) armé d'un couteau a été opéré dans la nuit. Le pronostic vital de Mathias R., touché à l’abdomen par le tir d’un gendarme qu’il agressait, n’est plus engagé, apprend 20 Minutes de sources proches du dossier. Légèrement blessé au bras, le gendarme est pour sa part sorti de l’hôpital. L’enquête, conduite par le parquet de Metz pour « tentative d’homicide sur agent de la force publique », se poursuit mais n’a pas encore apporté de réponses.

Originaire du Puy-de-Dôme, Mathias R. s’était engagé dans l’armée début décembre. La chambre qu’il occupait au centre d’instruction militaire de Dieuze a été perquisitionnée ce lundi, tout comme le domicile familial en Auvergne. Mais selon nos informations, les enquêteurs n’ont rien trouvé qui permettant d’orienter leurs investigations vers la piste terroriste. Par ailleurs, le jeune homme était, jusqu’à présent inconnu de la justice et des services de renseignement.

Coup de fil menaçant

Un peu avant les faits, le centre opérationnel de la gendarmerie avait reçu l’appel d’un individu qui « a déclaré qu’il était militaire, qu’il y allait avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’Etat islamique », a expliqué à la presse le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri. Le magistrat a « bien évidemment pris attache avec le parquet national antiterroriste de Paris » qui dira prochainement s’il se « saisit ou pas » de l’enquête.