Municipales et métropolitaines à Lyon : Les électeurs voteront deux fois le même jour les 15 et 22 mars, une situation unique en France

ELECTIONS Les électeurs de l’agglomération lyonnaise vont voter deux fois le 15 mars puis le 22 mars pour élire leur maire et leurs conseillers métropolitains. Une première dans la métropole et en France

Elisa Frisullo

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Illustration d'un vote en France
Illustration d'un vote en France — SEBASTIEN ORTOLA
  • Pour la première fois, les électeurs de l’agglomération lyonnaise vont élire leurs conseillers communautaires en mars.
  • Cela signifie que les 15 et 22 mars, il faudra voter deux fois le même jour, pour les municipales et les élections métropolitaines. Une situation unique en France.

 

C’est une première dans l’agglomération lyonnaise et une situation unique en France. Les 15 et 22 mars, les électeurs des 59 communes du Grand-Lyon voteront deux fois, le même jour, pour désigner leur maireet leurs conseillers métropolitains.20 Minutes vous explique ce qu’il faut savoir avant de se rendre aux urnes.

La métropole, qu’est que c’est ?

Le 1er janvier 2015, la métropole de Lyon a remplacé la communauté urbaine et sur le territoire de cette dernière, le département du Rhône. La métropole, composée de 59 communes et d’1.4 millions d’habitants, mène, depuis, les missions de la communauté urbaine (transports, aménagements, propreté…) et a hérité des compétences du conseil général (collèges, actions sociales…). Le département, devenu le Nouveau Rhône, est désormais composé de communes plus rurales situées autour de la métropole.

Un conseil métropolitain désigné au suffrage universel direct

La métropole est une collectivité territoriale à part entière. Son conseil doit donc être désigné, comme pour l’élection des maires, au suffrage universel direct. Au sein de l’assemblée, siégeront pour six ans 150 conseillères et conseillers métropolitains (s) (165 dans l’actuelle métropole) élus dans quatorze circonscriptions. Ces dernières ont fait l’objet d’un découpage défini en fonction d’une logique territoriale et du nombre d’habitants. Lyon compte six circonscriptions, Villeurbanne est une circonscription à elle seule et les douze autres regroupent entre trois (Plateau Nord-Caluire) et 25 communes (Val de Saône).

Un scrutin spécial

Les 15 et 22 mars, les 868 bureaux de vote seront séparés en deux espaces distincts. L’un dédié aux élections municipales. Le second aux élections métropolitaines. Les électeurs souhaitant participer aux deux scrutins devront déposer deux bulletins dans deux urnes différentes. Ils voteront pour désigner le maire de leur commune et les conseillers métropolitains de leur circonscription. Le nombre de sièges à pourvoir varie de 7 à 17 par circonscription, en fonction du nombre d’habitants.

Comment se déroule l’élection des conseillers métropolitains ?

Il s’agit d’un scrutin proportionnel de listes paritaires à deux tours avec prime majoritaire, un modèle similaire à celui en place pour les municipales dans les villes de plus de 1.000 habitants. Dans chacune des 14 circonscriptions, à l’issue du premier tour, si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle remporte la moitié des sièges de la circonscription. L’autre moitié est répartie de façon proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 % des voix, y compris la liste gagnante. Si aucune liste n’a la majorité absolue, il y a un deuxième tour. Seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages sont autorisées à se maintenir. Celles qui ont remporté au moins 5 % des voix au premier tour peuvent fusionner.

Comment est désigné le président de la métropole ?

Aux municipales, les électeurs votent pour des conseillers municipaux qui éliront ensuite le maire de la ville. Pour les élections métropolitaines, c’est la même chose. Dans les jours suivants l’élection, les conseils métropolitains devront désigner le président lors d’un vote à bulletin secret. En toute logique, c’est le chef de file de la liste gagnante qui doit être élu. Mais rien n’empêche les élus métropolitains de désigner un président issu d’une autre liste. Théoriquement, tous les conseillers métropolitains (et pas forcément les têtes de liste) siégeant peuvent être élus président, sauf s’ils ont été élus maires lors des municipales. Depuis 2014 en effet, il est impossible de cumuler deux fonctions de chefs d’exécutifs locaux, comme ce fut le cas jusqu’en 2020. Entre 2001 et 2017, Gérard Collomb a cumulé les postes de maire de Lyon et de président de la communauté urbaine puis de la métropole. L’actuel président de la métropole David Kimelfeld est également maire du 4e arrondissement de Lyon.