Municipales 2020: Pour les villes à «conflit», comme Paris, Marseille ou Nice, le parti Les Républicains tranchera à l'automne

POLITIQUE Le président LR par intérim Jean Leonetti estime ne pas avoir « la légitimité des militants pour le faire » et s’en remet à l’élection d’octobre

F.Bi. avec AFP
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Jean Leonetti est le président intérimaire des Républicains.
Jean Leonetti est le président intérimaire des Républicains. — KONRAD K./SIPA
  • Jean Leonetti, président par intérim de LR, estime ne pas avoir « la légitimité des militants » pour trancher dans les villes à « conflit » en vue des municipales.
  • Il s’en remet au prochain président du parti qui devrait être élu en octobre.
  • Les candidats des villes de Nice, Marseille, Toulouse, ou Paris devront attendre.

« En intérim, je ne prendrai pas des décisions dans les situations de conflit ». Le parti Les Républicains attendra le mois d’octobre, et l’élection de son nouveau président, pour décider des investitures aux élections municipales dans des villes comme Nice, a affirmé ce mardi  Jean Leonetti. « Je n’ai pas la légitimité des militants pour le faire », a précisé le maire d’Antibes, qui a pris statutairement la suite Laurent Wauquiez, en juin.

La Commission nationale d’investiture, présidée par Eric Ciotti, le député et possible candidat à la mairie de Nice face à Christian Estrosi, doit se réunir mardi soir. Elle investira une vingtaine de candidats mais pas ceux de Nice, Marseille, Toulouse, ou Paris.

« Un maire qui prend une étiquette LREM ne peut pas avoir l’investiture »

« Nous sommes affaiblis. Quand on est faible, on ne se jette pas dans les bras de celui qui est fort. Un maire qui prend une étiquette LREM ne peut pas avoir l’investiture de LR », a ajouté Jean Leonetti, qui a accueilli lundi à Antibes Christian Estrosi et Eric Ciotti. « Ces deux hommes se détestent et c’est ça qui tue la politique », a-t-il déploré. Mais « souvent le temps résout les problèmes qu’on n’est pas capable de résoudre dans la violence ».

A Nice, « j’ai entendu Christian Estrosi prôner une alliance dès le premier tour entre LR et LREM », a dit Jean Leonetti. « Il n’y aura pas d’investiture LR-LREM à Nice parce qu’il n’y a pas de risque FN. Et s’il y avait un risque au deuxième tour, on serait capable d’aviser ».

Christian Estrosi a dénoncé sur Radio Classique une « forme de sectarisme » si LR tarde à investir ses candidats à Toulouse et à Nice. « Si quitter sa famille comme l’ont fait Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand vaut le même traitement, j’en tirerai peut-être les mêmes conséquences », a-t-il prévenu.