Européennes: Marine Le Pen regrette que Marion Maréchal n'ait pas appelé à voter RN

ELECTIONS Alors qu’elle avait soutenu son compagnon Vincenzo Sofo, candidat de la Ligue en Italie, Marion Maréchal n’a pas appelé publiquement à voter pour le Rassemblement national aux élections européennes

20 Minutes avec AFP

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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. — Frederic Sierakowski / Is/SIPA

Si Marine Le Pen s’est réjouie que Marion Maréchal mette en place « des passerelles avec la droite traditionnelle », elle a en revanche regretté, ce vendredi, que sa nièce n’ait pas appelé publiquement à voter pour le Rassemblement national aux élections européennes.

« Evidemment, je le regrette et je crois que je ne suis pas la seule à le regretter au sein du mouvement », a répondu la présidente du parti sur RMC et BFMTV à propos du silence de sa nièce dans la campagne en France, alors qu’elle avait soutenu son compagnon Vincenzo Sofo, candidat de la Ligue en Italie.

« On est en pleine recomposition »

Marine Le Pen a dit ne pas partager non plus le « pessimisme » de sa nièce qui a estimé dimanche que le RN « ne peut pas capter à lui seul l’ensemble des personnalités politiques, des élus ou même des électeurs » de LR. Selon la députée du Pas-de-Calais, « on est en pleine recomposition » politique autour du clivage « entre les mondialistes et les nationaux » et « nous n’avons pas fait le plein, loin de là », « il y en a beaucoup qui ont vocation encore à nous rejoindre ».

Mais « que Marion contribue à mettre des passerelles avec des gens qui, dans la droite traditionnelle, sont plus proches de nous qu’ils ne sont proches d’Emmanuel Macron, tant mieux », s’est-elle réjouie, car « plus nous sommes nombreux à tendre la main et mieux nous nous porterons ».

Une « grande coalition » entre le RN et la droite de LR

Marion Maréchal, ancienne députée de Vaucluse, 29 ans, a fait dimanche sur LCI son retour télévisé pour proposer d’œuvrer à une « grande coalition » entre le RN et la droite de LR, en défendant un « couloir (politique) différent » de celui de sa tante, chantre du « ni droite ni gauche », mais sans entrer en conflit avec elle.

Marine Le Pen se refuse, elle aussi, à considérer sa nièce comme une rivale. « Vous lui prêtez des ambitions présidentielles, toute une série d’ambitions cachées, toute une série de non-dits, moi je pense qu’elle est sincère et donc si elle souhaite faire quelque chose, elle le dira », a-t-elle souligné, en lui accordant « le bénéfice de la bonne foi et de l’honnêteté ».