Elections européennes: LREM préfère voir le verre à moitié plein

RESULTATS L'Elysée a salué « un score honorable », alors que LREM a été devancée par le RN

20 Minutes avec AFP

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Point presse du Premier ministre Edouard Philippe a l'Elysée, le 23 mai 2019.
Point presse du Premier ministre Edouard Philippe a l'Elysée, le 23 mai 2019. — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

Plutôt que ressasser d’avoir été dépassée par le Rassemblement national, la majorité présidentielle se réjouit d’avoir préservé un « bon score », sans triomphalisme, au terme d’une campagne pour les élections européennes qui n’aura jamais vraiment décollé et suscite l’interrogation sur sa stratégie.

« Un score honorable », dixit l’Elysée. Relégué derrière le RN, à deux points environ selon les projections à 20h, la majorité a préféré distiller ce dimanche soir des messages positifs, se félicitant d’avoir tenu le bras de fer face au parti de Marine Le Pen.

« Il y a une pointe de déception de ne pas être en tête »

A l’image des militants présents à La Mutualité qui ont salué par quelques « vivats » et des « Nathalie, Nathalie ! » l’annonce des résultats. Le Premier ministre Edouard Philippe a néanmoins accueilli les résultats « avec humilité », estimant que « quand on termine deuxième à une élection, on ne peut pas dire qu’on a gagné ».

« Il y a une pointe de déception de ne pas être en tête mais aussi une pointe d’optimisme car on obtient un score non négligeable avec une participation très élevée », plaide le N2 de La République en marche (LREM) Pierre Person. « Et c’est une satisfaction au regard du score des partis traditionnels », note-t-il.

Un objectif : finir devant le RN

Un discours relayé par l’ensemble des cadres (ministres, députés…) présents dimanche dans la salle où Emmanuel Macron avait tenu un meeting fondateur dans son aventure présidentielle le 12 juillet 2016.

Cette communication marque pourtant une nette inflexion après avoir passé plusieurs semaines à marteler le leitmotiv : il faut finir devant le Rassemblement national. Emmanuel Macron avait donné le ton en affirmant qu’il mettrait « toute (son) énergie pour que le Rassemblement national ne soit pas en tête le 26 mai ».

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Cet échec, relatif donc, interroge le manque de souffle de la campagne de La République en marche et ses alliés du MoDem, Agir et Mouvement radical, en dépit d’une forte pression d’Emmanuel Macron qui avait fait de la question européenne un marqueur de son succès en 2017.