Elections européennes: Benoît Hamon, Jean-Christophe Lagarde et Nicolas Dupont-Aignan invités à un débat sur Yahoo

DEBAT Dans une ambiance détendue, les trois candidats aux européennes ont exposé chacun leur projet

20 Minutes avec AFP

— 

Benoît Hamon, tête de liste du parti Générations.
Benoît Hamon, tête de liste du parti Générations. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Benoît Hamon (Générations), Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF) ont débattu mercredi sur le site de Yahoo, peu avant le débat organisé par France 2 et France Inter entre les têtes de listes ou chefs de partis quasi-assurés d’être représentés à Strasbourg.

A l’occasion des élections européennes, Marine Le Pen (RN), François Bayrou (MoDem pour LREM), Laurent Wauquiez (LR), Raphaël Glucksmann (PS, Place Publique), Yannick Jadot (EELV) et Manon Aubry (LFI), devaient débattre sur la chaîne et la radio publiques à partir de 21h. Leurs listes devraient, selon les sondages, chacune totaliser au moins 5 % des voix, seuil obligatoire pour avoir des élus au Parlement européen.

« Sondages foireux »

Les autres candidats, dont les listes stagnent en deçà du seuil devaient débattre en seconde partie de soirée. Parmi eux, Jean-Christophe Lagarde (UDI), Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et Benoît Hamon (Générations) avaient menacé de boycotter ce débat. Finalement, les deux premiers iront, le troisième sera représenté. « Le service public remet en cause le débat démocratique », a dénoncé Benoît Hamon. Pour Jean-Christophe Lagarde, le service public s’est livré à une « manipulation ». Nicolas Dupont-Aignan a, lui, dénoncé des « sondages foireux ».

Une fois énoncé ce point commun, les trois débatteurs se sont différenciés en exposant chacun leur projet. Leur discussion s’est déroulée dans une ambiance détendue, dans le cadre informel d’une cuisine puis d’un salon, avec le journaliste Clément Viktorovitch.

« L’Europe est notre seule chance pour ne pas subir les intérêts des autres grandes puissances continentales », a assuré Jean-Christophe Lagarde. Se qualifiant d'« Eurobâtisseur », il a plaidé pour « une Europe à plusieurs vitesses ». « Il faut se servir de l’Europe pour se renforcer face aux Américains et aux Chinois ».

Mais « la stratégie de l’UE ne fonctionne pas », lui a rétorqué Dupont-Aignan, en dénonçant « les pouvoirs extravagants de la Commission ». La tête de liste DLF veut « remplacer l’UE par une Europe des nations libres et des projets concrets », afin de « concilier la fierté d’être français avec le bonheur d’être européen ». « Une fois que vous aurez quitté l’Europe, personne ne viendra faire des projets avec vous ! », l’a averti Lagarde.

A Strasbourg, Emmanuel « Macron prépare une alliance entre les libéraux de droite et les socialistes européens. Il faut arrêter ce bloc libéral », a mis en garde Hamon. Lui est « favorable à des coopérations renforcées » et demande « la transparence » sur les lobbys ou encore la mise en place d’une « inspection du travail européenne » pour lutter contre les fraudes sociales.

« Je ne crois pas à la dislocation du projet européen, qui conduirait à davantage de conflits », a-t-il également affirmé, plaidant pour la création d’une « nationalité européenne », qui s’ajouterait à la nationalité d’origine.