Elections européennes: Avec Jean-Luc Mélenchon, «on sait qu’on va dans le mur», déclare Martine Aubry

POLITIQUE La maire (PS) de Lille Martine Aubry a apporté son soutien à Raphaël Glucksmann, candidat PS-Place publique, pour les élections européennes

Gilles Durand

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Raphaël Glucksmann avec Martine Aubry, au meeting de Place publique, à Lomme, dans le Nord.
Raphaël Glucksmann avec Martine Aubry, au meeting de Place publique, à Lomme, dans le Nord. — Sarah ALCALAY/SIPA
  • Raphaël Glucksmann est la tête de liste PS-Place Publique pour les élections européennes.
  • Martine Aubry, a soutenu le dernier meeting de Raphaël Glucksmann, qui avait lieu à Lomme, dans la banlieue de Lille.
  • Avec la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, « on sait qu’on va dans le mur », a estimé la maire de Lille.

« On sait qu’on va dans le mur » avec la stratégie portée par Jean-Luc Mélenchon (LFI), a déclaré, mardi soir, la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, lors du dernier meeting de campagne de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place Publique aux européennes.

« Avec Jean-Luc Mélenchon » et « sa stratégie “plan A, plan B”, on ne sait plus où on va… On sait qu’on va dans le mur, c’est certain », a déclaré Martine Aubry devant quelque 500 personnes réunies à Lomme, commune associée à Lille. Commune dont le maire, Roger Vicot, figure en bonne place sur la liste.

« Première étape du rassemblement de la gauche »

Accueillie par une « standing-ovation » et des applaudissements nourris, celle qui reste l’une des icônes de l’ex-gauche plurielle, a dit voir la « première étape du rassemblement de la gauche » même s’« il y a encore beaucoup de chemin à faire ».

« C’est un vrai moment de bonheur dans une période qui n’est pas simple, où nous doutons tous », a concédé Martine Aubry, citant François Mitterrand pour appeler à « garder la nuque raide » alors que la liste Glucksmann est créditée d’environ 5,5 % des voix dans les sondages.

« Nous avons eu la chance que Raphaël se lève […] pas avec tous les codes, tant mieux, mais avec une fraîcheur et surtout une conviction que je crois totalement sincères depuis le début », a déclaré l’ex-ministre de l’Emploi du gouvernement Jospin. « Il y a là le début d’une histoire qui n’a pas fini d’exister et qui renversera tous ceux que nous voulons renverser. »

« Combattre le fatalisme »

Aux premiers rangs figuraient, notamment, Olivier Faure et le président du groupe PS au Sénat, Patrick Kanner, ainsi que le socialiste belge Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi. Une manière pour le numéro un de la liste PS-Place publique de mettre en valeur ses alliés européens, à l’heure où le Parlement européen peut, selon lui, basculer à gauche.

« Quand le vent souffle et que les girouettes tournent, il nous faut, à tous, Martine ! », lui a répondu Raphaël Glucksmann, avant d’appeler à « combattre le fatalisme » avec un « enthousiasme contagieux ».

« Un remake de son match contre Marine Le Pen »

Alors que plusieurs poids lourds du PS – Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira ou Bernard Cazeneuve – se sont succédé ces derniers jours à ses côtés, l’essayiste a également reçu, mardi soir, le soutien de l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, 81 ans.

Défendant une Europe « progressiste, écologique et sociale », Raphaël Glucksmann s’est dit « en colère », regrettant que le président Emmanuel Macron ait « volé cette élection » en en faisant « un remake de son match contre Marine Le Pen ».