VIDEO. Elections européennes: Qui est Jérémy Blasco, le «gilet jaune» toulousain colistier de Francis Lalanne?

POLITIQUE Jérémy Blasco, un serveur toulousain de 33 ans et « gilet jaune » canal historique, poursuit le combat aux élections européennes, aux côtés de Francis Lalanne. Pour « les gens qui souffrent »

Helene Menal

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Le Toulousain Jérémy Blasco, candidat aux Européennes sur la liste Alliance Jaune conduite par Francis Lalanne.
Le Toulousain Jérémy Blasco, candidat aux Européennes sur la liste Alliance Jaune conduite par Francis Lalanne. — H. Menal - 20 Minutes
  • Jérémy Blasco se retrouve propulsé candidat aux Européennes.
  • Ce « gilet jaune », serveur de 33 ans, est 26e sur la liste Alliance Jaune conduite par Francis Lalanne.
  • Sans prétention, il veut être « la voix de ceux qui souffrent ».

Voilà deux semaines que Jérémy Blasco ne va plus dans la manif toulousaine du samedi. « Le gilet jaune que je portais depuis le 17 novembre, on me l’a confisqué lors du défilé du 1er mai à Paris. J’en ai racheté un autre, mais je me contente de le laisser derrière mon pare-brise, d’ailleurs c’est sans doute pour ça qu’on m’a cassé mon rétro », confie ce serveur de 33 ans.

Il ne marche plus sous les lacrymos mais consacre encore plus de temps à la cause : il colle de nuit sur les panneaux officiels les affiches de l’Alliance Jaune, la liste conduite par Francis Lalanne​ pour les élections européennes. Jérémy est 26e sur cette liste, inéligible donc, il ne se fait aucune illusion, mais très fier quand même de faire partie de l’aventure.

Une famille issue de la Retirada

« Je ne suis rien, je ne serai rien après, mais je veux être la voix de tous, des gens qui souffrent », assure le jeune homme dont la famille est arrivée à Toulouse au moment de la Retirada, l’exil des Républicains espagnols. Ses racines et son cœur sont à gauche, il tient le vote pour quasi sacré, mais il ne croit plus aux politiques. « Ils ne sont pas comme nous, pas dans la réalité », juge le «gilet jaune»​, atterré qu’on ait dépensé 12 millions « dans un grand débat où 3 % de la population s’est exprimée ». Lui dont le compagnon est sourd de naissance n’y a pas vu d’avancée concrète pour les personnes handicapées. « Quand il s’est installé avec moi, on lui a sucré une partie de son allocation. Le message, c’est donc qu’il doit se placer en situation de dépendance vis-à-vis de moi », raconte Jérémy.

Le Toulousain vient de la branche « RIC » (Ralliement d’initiative citoyenne) du médiatique Jérémy Clément, allié à Francis Lalanne. Sur ce dernier, devenu barde des « gilets jaunes » aux allures de capitaine Haddock, il pose un regard plutôt admiratif. « Il a ses petites folies mais il aime vraiment les gens. Surtout il a des connaissances impressionnantes sur tous les sujets. » Quand la liste se réunit dans un petit resto indien qui ne paie pas de mine à Paris, le Toulousain aime l’idée d’un authentique brassage. « Il y a des sociologues, des gens aux RSA, des retraités… et même un serveur ».