Brest: A deux ans des élections municipales, François Cuillandre va-t-il se représenter? Qui pour lui succéder?

MUNICIPALES Les maires viennent de boucler la première partie de leur mandat. A deux ans des élections municipales, «20 Minutes» se demande quelles sont les forces en présence à Brest...

Jérôme Gicquel

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François Cuillandre est à la tête de la ville de Brest depuis 2001.
François Cuillandre est à la tête de la ville de Brest depuis 2001. — FRED TANNEAU / AFP
  • François Cuillandre laisse planer le suspense sur sa candidature.
  • Aux mains des socialistes depuis 1989, Brest serait une belle prise pour la République en marche.
  • Ancien patron du PS dans le Finistère, Marc Coatanéa est bien parti pour porter les couleurs du mouvement d’Emmanuel Macron.

À la tête de la mairie de Brest depuis 2001, François Cuillandre (PS) se représentera-t-il pour un quatrième mandat ? C’est la question qui taraude toute la classe politique dans la deuxième plus grande ville de Bretagne. « Je n’ai pas dit que je serai candidat, je n’ai pas dit l’inverse non plus », lançait l’intéressé il y a quelques mois dans les colonnes du Télégramme.

Depuis, l’édile socialiste continue de ménager le suspense quant à ses intentions. « S’il se représente, il pourra s’appuyer sur un bon bilan, notamment au niveau des équipements. Pendant son mandat, Brest a changé d’image avec le téléphérique, le quartier des Capucins et le projet de seconde ligne de tram », souligne le politologue Romain Pasquier.

Un bastion aux mains des socialistes depuis 1989

Pour le Parti socialiste, qui dirige la ville depuis 1989, la partie est toutefois loin d’être gagnée. Après sa razzia lors des dernières législatives dans le Finistère, La République en marche n’a pas caché ses intentions de faire tomber le bastion brestois. Ancien patron du PS finistérien, Marc Coatanéa, qui a rejoint le mouvement d’Emmanuel Macron en novembre dernier, apparaît le mieux placé pour porter les couleurs de La République en marche en 2020.

Un changement de camp qui n’a guère plu à François Cuillandre qui a décidé de lui retirer ses délégations à la mairie de Brest et à la métropole. Un sort qu’a également connu Pierre Karleskind, ancien du PS et désormais référent de La République en marche dans le Finistère.

Richard Ferrand aura un rôle à jouer

Dans cette bataille qui s’annonce entre les socialistes et les marcheurs, Richard Ferrand, chef de file des députés LREM, devrait peser de son influence. « Il a été un apparatchik du PS et il connaît très bien l’environnement socialiste dans le Finistère. Il aura son rôle à jouer dans cette élection », estime Romain Pasquier.

Sans vrai leader, la droite brestoise aura quant à elle du mal à exister dans cette élection. « Elle est éparpillée façon puzzle. Ils sont dans une guerre intestine depuis 1983 et l’élection de Jacques Berthelot. Et Bernadette Malgorn, chef de file de l’opposition, n’a jamais réussi à faire l’unanimité autour d’elle », assure Romain Pasquier.