Présidence des Républicains: Point fort, point faible, ligne politique… Qui sont les candidats (déjà) en lice?

ELECTION L’élection du nouveau président du parti Les Républicains aura lieu les 10 et 17 décembre par scrutin électronique...

T.L.G.

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Les candidats à la présidence des Républicains.
Les candidats à la présidence des Républicains. — montage/TLG

A priori, il ne devrait pas y avoir de surprise. Laurent Wauquiez est le grandissime favori pour prendre la tête des Républicains le 17 décembre prochain. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui doit se lancer cette semaine, n’a aucun cador face à lui. Mais d’autres candidats sont quand même en course.

La séguiniste Florence Portelli, le vice-président du mouvement et trésorier Daniel Fasquelle, et Laurence Sailliet, proche de Xavier Bertrand espèrent aussi l’emporter. 20 Minutes fait le point sur les forces et faiblesses des candidats.

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Daniel Fasquelle, le trésorier

Daniel Fasquelle, député (LR) du Pas-de-Calais

Sa ligne :  « Après avoir redressé les comptes je veux redresser le parti », lance au Parisien « l’Oncle Picsou » de la droite, qui a mis au régime le parti en 2015. Pour rassembler, il promet de lancer « une grande consultation de nos militants pour redéfinir le socle commun de la droite ».

Point fort : Daniel Fasquelle, 56 ans, veut « déconnecter la question de la présidence du parti et l’élection de 2022. Le parti ne doit pas être une écurie présidentielle », dit-il.

Point faible : C’est un sarkozyste, mais les proches de l’ancien président semblent lui préférer Laurent Wauquiez.

Laurence Sailliet, l’inconnue

Laurence Sailliet

Sa ligne : Proche de Xavier Bertrand, Laurence Sailliet veut être la candidate de « la refondation », assure-t-elle à Atlantico. « Je proposerai une méthode qui va mettre les adhérents au cœur même du projet et des décisions en toutes circonstances »

Point fort : Peu connue du grand public, elle n’aspire pas à un destin national.

Point faible : Son déficit de notoriété. « On m’appelle "l’inconnue", ce n’est pas un problème pour moi. Je pense même en faire mon slogan de campagne », a ironisé cette femme de 44 ans sur LCI.

Laurent Wauquiez, la droite dure

Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, le 2 juillet 2016 à Paris

Sa ligne : Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpe incarne une ligne dure, identitaire et conservatrice. Laurent Wauquiez, 42 ans, soutenu par « Sens Commun », se veut défenseur des classes moyennes. Il fustige « les dérives de l’assistanat » et « le communautarisme ».

Point fort : Il est en phase avec le noyau dur de militants, celui qui devrait se déplacer en décembre. C’est aussi le plus médiatique des candidats.

Point faible : Accusé de flirter avec le FN par opportunisme, Laurent Wauquiez ne fait pas l’unanimité à droite. Certains menacent de quitter LR s’il droitise trop le parti.

Florence Portelli, fidèle filloniste

Florence Portelli, ici au campus de la Refondation au Touquet, est candidate à la présidence des Républicains

Sa ligne : L’ancienne porte-parole de François Fillon veut tout changer chez Les Républicains : « Le parti fonctionne de manière totalement archaïque, ringarde, il faut changer son mode de fonctionnement », dit-elle à France Info. Florence Portelli, « gaulliste sociale » de 39 ans, explique vouloir lutter contre « les fractures sociales et territoriales ».

Point fort : La maire de Taverny (Val-d’Oise) depuis 2014 pourrait éventuellement profiter d’un front anti-Wauquiez. Son soutien indéfectible à François Fillon pendant la campagne.

Point faible : Son manque de notoriété et l’absence de responsabilités marquantes.

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Maël de Calan, « jeune talent » juppéiste ?

Maël de Calan

Sa ligne : Le conseiller départemental du Finistère de 36 ans pourrait se lancer la semaine prochaine d’après le Figaro. Considéré par Alain Juppé comme un « jeune talent », Maël de Calan prône le renouvellement et entend revenir à la ligne originelle de l’UMP.

Point fort : Il est soutenu par Alain Juppé et pourrait agréger les oppositions à Laurent Wauquiez. Lui est convaincu que « cette droite très conservatrice a sa place », mais « n’est pas majoritaire » à LR.

Point faible : Son manque d’expérience. Une ligne politique modérée en décalage avec la base militante.