VIDEO. Henri Guaino s'en prend encore à une partie des électeurs des Républicains

POLEMIQUE Le candidat dissident LR à Paris largement battu au premier tour des législatives se lâche...

M.B.

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Henri Guaino sur France 5 le 14 juin 2017.
Henri Guaino sur France 5 le 14 juin 2017. — Capture d'écran/20 Minutes

Plus rien ne l’arrête. Henri Guaino s’en est une nouvelle fois pris à ses électeurs et à ceux du parti Les Républicains mardi soir sur le plateau de C à vous.


Henri Guaino persiste contre les électeurs de sa circonscription de Paris

Il s’en est pris à « tous ces gens qui n’ont rien à faire des autres, qui ne se sentent aucun devoir vis-à-vis des autres, qui ont toujours eu un rapport à la Nation, un rapport au devoir absolument déplorable ». Quand on lui a demandé de préciser qui il visait, il a indiqué qu’il s’agissait de François Fillon et « les gens qui vont à la messe et qui votent pour un monsieur qui, pendant trente ans, s’est arrangé ».

« Quand il n’y a plus de surmoi gaulliste, il ne reste que le surmoi pétainiste »

En roue libre, il a estimé que « si la politique française est dans cet état, c’est aussi parce que la droite française est dans cet état, c’est parce qu’elle a perdu son surmoi gaulliste et quand il n’y a plus de surmoi gaulliste, il ne reste que le surmoi pétainiste ». Et de poursuivre : « La grande erreur de la droite ça a été de se débarrasser précisément de tout ce qui faisait référence au gaullisme et qui l’a tirée vers le haut moralement, sur le sentiment national, sur le sens du devoir et de l’honneur. »

Plus tôt mardi sur CNews, le candidat dissident LR à Paris largement battu au premier tour des législatives et qui avait provoqué un tollé en affirmant que ses électeurs étaient « à vomir », avait précisé ses propos. « Je n’ai pas parlé de toute la France », a-t-il souligné. Selon lui, ses propos ne visaient que « les bobos qui vivent dans l’entre-soi » et « cette droite traditionnelle tellement hypocrite, au fond un peu pétainiste, qui n’est pas capable de se comporter conformément aux valeurs qu’elle proclame ».

Le député des Yvelines, qui se présentait dans la même circonscription que la candidate investie par LR, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait affirmé après sa défaite dimanche que « l’électorat qui a voté dans la 2e circonscription de Paris, est, à mes yeux, à vomir ». « Je n’ai pas insulté, j’ai dit ma vérité », a soutenu mardi l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. « A partir de dimanche soir, je n’étais plus un homme politique, j’étais un citoyen », a-t-il aussi justifié.

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