Législatives: Henri Guaino rate son dernier pari, éliminé au premier tour à Paris

ELECTIONS L’ancienne plume de Sarkozy n’a pas réussi à accéder au second tour…

T.L.G.

— 

Les propos d'Henri Guaino contre la GPA n'étaient pas du goût de Twitter.
Les propos d'Henri Guaino contre la GPA n'étaient pas du goût de Twitter. — IBO/SIPA

Il avait décidé de jouer son va-tout dans la 2e circonscription de Paris. N’ayant pas obtenu l’investiture des Républicains dans les Yvelines, Henri Guaino avait sélectionné ce fief historique de la droite pour un baroud d’honneur.

L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy doit rendre les armes. C’est le candidat de La République en marche, Gilles Legendre, et Nathalie Kosciusko-Morizet qui accèdent au second tour des législatives.

La semaine dernière, lors d’une opération tractage sur un marché, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy confiait à 20 Minutes sa volonté d’en découdre avec les cadres des Républicains. « J’ai donné, en 35 ans, cent fois plus à ma famille politique que ceux qui m’ont mis à l’écart. Ma famille ne leur appartient pas. Je n’ai pas l’intention de me laisser écarter par des arrivistes médiocres. »

De plus en plus isolé à droite

Mais, depuis un an, Henri Guaino multiplie les échecs. Il tente d’abord de se qualifier pour la primaire de la droite et du centre, en vain. Bis-bérézina ensuite dans sa volonté de se présenter directement à la présidentielle. Au mois de février, il lâchait François Fillon, qualifiant de « naufrage » le maintien de sa candidature.

Des choix qui l’isolaient toujours un peu plus de sa famille politique. « Henri Guaino est en guerre avec tout le monde. Sarkozy, Fillon, et même avec lui-même », ironisait le candidat et maire du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq à 20 Minutes.

En cas de victoire, le député s’imaginait créer un nouveau mouvement « gaulliste » au sein de la droite. Et avec la défaite ? « Je viens ici pour gagner un combat symbolique, nous disait-il. Si je perds, j’irai faire autre chose de ma vie. »