Législatives: Cazeneuve appelle à rester lucide sur le début de présidence Macron

LEGISLATIVES « Pour l’heure, nous assistons à une juxtaposition d’images sympathiques », estime l’ancien Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

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L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve
L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Bernard Cazeneuve appelle à la prudence sur les débuts de la présidence d’Emmanuel Macron. « Pour l’heure, nous assistons à une juxtaposition d’images sympathiques, qui contribuent à créer un climat d’optimisme auquel le pays aspire, mais qui ne doit pas le priver de lucidité », prévient l’ancien Premier ministre dans un entretien au Parisien/Dimanche.

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Et d’expliquer : « Le nouveau Parlement n’est pas encore élu, il n’a donc pas légiféré. Aucune mesure réglementaire n’a été prise, à l’exception de celle concernant les rythmes scolaires… On ne sait pas non plus ce que le gouvernement va proposer sur des sujets fondamentaux comme la réforme du Code du travail… »

« Je ne tiens pas à taper l’incruste »

Il se dit d’autre part « stupéfait d’entendre qu’il y aurait une volonté de moralisation de la vie politique Française. 90 % de ce qui devait être fait en la matière a été fait durant le quinquennat précédent ». « Ce qui est présenté aujourd’hui, c’est un complément utile », estime-t-il.

Au sujet d’une éventuelle refondation du Parti socialiste, l’ancien Premier ministre indique qu’il ne refuserait jamais son concours « s’il est utile ». Mais il se « refuse d’envahir l’espace pour faire la démonstration » d’être « indispensable. » « Je ne tiens pas à taper l’incruste, comme disent les jeunes aujourd’hui. Je serai discret dans la période qui va s’ouvrir. Je n’interviendrai que si c’est utile », ajoute Bernard Cazeneuve qui « franchement n’envisage pas » de devenir le premier secrétaire du PS.