Législatives: «Le président fait des débuts remarquables et remarqués» selon François Bayrou

LEGISLATIVES La pression s’accroît sur Ferrand après l’ouverture d’une enquête préliminaire. Revivez avec nous les événements de ce jeudi 1er juin…

Lucie Bras avec Manon Aublanc

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François Bayrou présente son projet de loi sur la moralisation de la vie publique, le 1er juin 2017, à Paris.
François Bayrou présente son projet de loi sur la moralisation de la vie publique, le 1er juin 2017, à Paris. — AFP

L’ESSENTIEL

  • Le procureur de la République de Brest Eric Mathais a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête préliminaire dans l’affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand​
  • Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a assuré que personne ne ferait « obstruction » à une éventuelle enquête concernant cette affaire
  • La campagne pour les élections législatives du 11 et 18 juin se poursuit pour tous les candidats, après l’élection présidentielle qui a vu une explosion des partis traditionnels

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20h51 : Ce live est désormais terminé !

20h25 : « Le président fait des débuts remarquables et remarqués », selon François Bayrou

François Bayrou, interrogé sur le rôle du MoDem aux législatives, s’est réjoui : « Je suis très heureux que le MoDem apporte ce qu’il est et ce qu’il pense et ce qu’il veut à une majorité en voie de constitution. Le mouvement En marche ! aura ses élus, nous aurons les nôtres, et nous travaillerons ensemble. La question qui se pose aux électeurs est : 'Est-ce qu’on donne sa chance à ce président ou pas ?'. Le président fait des débuts remarquables et remarqués. Je crois que la décision qui se dessine et qu’on va lui donner sa chance », a-t-il conclu.

20h23 : François Bayrou prône une nouvelle fois « l’indépendance de la justice »

François Bayrou, interrogé sur l’affaire Ferrand, a réitéré ses propos: « Les électeurs ont tout dit. Ils ont dit 'oui, on attendait qu’aucune affaire n’apparaisse et ouvrir une enquête c’était la meilleure chose à faire' », a répondu le ministre de la Justice, en référence à un reportage diffusé par TF1. « Cette indépendance de la justice, de garantir cette indépendance, elle est la meilleure arme offerte aux citoyens pour que les choses qui doivent se savoir se sachent », a ajouté le garde des Sceaux.

20h14 : « On a voulu montrer que l’action publique pouvait redevenir efficace » justifie François Bayrou

Invité du 20 heures de TF1, le ministre de la Justice a estimé que sa loi de moralisation de la vie publique est un « jugement très sévère sur le climat de défiance qui s’est établi ». « Cela fait des années que les citoyens ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas faire confiance à la vie publique. Pour une fois, nous avons voulu le faire concrètement, tout de suite. Parce que généralement, on vous dit que c’est beaucoup plus compliqué que ça. Cela passe par des commissions, puis au final il ne se passe rien. Là, on a voulu montrer tout de suite que l’action publique pouvait redevenir efficace », a-t-il ajouté.

François Bayrou a précisé qu’elle serait votée « pendant l’été» et la modification constitutionnelle «à la rentrée ». « Jusqu’à maintenant, les ministres étaient jugés par les autres parlementaires. Qu’est-ce qui justifie un tel privilège ? Donc la suppression de la Cour de justice de la République, dont on a parlé mille fois, on l’a réalisé », a-t-il justifié. Il a ajouté que la suppression de la réserve parlementaire évitera « les accumulations de privilèges ». 

19h57 : « Ce ne sont pas les électeurs qui vont trancher un litige judiciaire » affirme François Baroin sur l’affaire Ferrand
Le chef de file LR pour les législatives François Baroin a appelé ce jeudi l’exécutif à s’exprimer avec « plus de clarté » sur l’affaire Ferrand, critiquant la volonté du Premier ministre Edouard Philippe de laisser les électeurs juges. Le Premier ministre doit « assurer une défense qui ne peut pas se résumer à 'les électeurs seront les juges' (…) c’était la défense de François Fillon, donc je suis d’autant plus à l’aise pour le dire », a déclaré celui qui avait soutenu le candidat LR jusqu’au bout pendant la présidentielle. « Ce ne sont pas les électeurs qui vont trancher un litige judiciaire », a-t-il ajouté.

19h49 : Fasquelle va porter plainte pour chantage contre Darmanin après la publication d’un SMS
Le député LR Daniel Fasquelle a annoncé ce jeudi porter plainte « pour menace, chantage et abus de pouvoir » contre Gérald Darmanin, après la publication d’un SMS lui ayant été envoyé par le ministre de l’Action et des Comptes publics pour se plaindre de ses critiques.

« C’est une opération de communication de Daniel Fasquelle qui se trouve dans une situation assez compliquée pour sa réélection », a répliqué l’entourage de Gérard Darmanin auprès de l’AFP, parlant d’un SMS à « l’humour corrosif ».

19h46 : Bernard Cazeneuve met en garde contre les projets du président Macron

L’ex-premier ministre a mis en garde contre certains projets de l’actuel gouvernement, notamment en matières sociale et fiscale, et appelé les Français à voter pour le PS aux législatives pour avoir une « bonne majorité ». « Je ne veux pas laisser ce président seul dans un tête-à-tête avec la droite qui cherche à le cerner », a-t-il dit, venu soutenir Michèle Delaunay, candidate PS dans la 2e circonscription de Gironde.

En matière d’équité fiscale, il s’est opposé sans ambiguïté à la réforme proposée par Emmanuel Macron : « Si on donne plus de pouvoir d’achat aux salariés les plus aisés en diminuant les cotisations sociales », financé par « une augmentation de la CSG qui serait subie par les retraités les plus modestes, alors il y a problème ». Et de critiquer la configuration du nouveau gouvernement où la Fonction publique a été « remise dans le giron du ministère du Budget, comme à l’époque d’Eric Woerth » dans le gouvernement de François Fillon. Là encore, Bernard Cazeneuve a mis en garde contre la suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, qui « aura des conséquences sur tous les services publics ».

19h44 : Une candidate En marche ! condamnée pour production d’un faux diplôme
La candidate de La République en marche (LREM) dans la 2e circonscription du Nord, Houmria Berrada, a été condamnée en 2011 à huit mois de prison avec sursis pour « faux et usage de faux document administratif », selon le texte du jugement que s’est procuré l’AFP ce jeudi.

Son cas est entre les mains des instances nationales du mouvement fondé par Emmanuel Macron, en l’occurrence « la commission d’éthique », avait déclaré ce mercredi à l’AFP le référent de REM dans le Nord, Christophe Itier, qui n’avait pas encore à ce moment-là pris connaissance du jugement rendu par le tribunal correctionnel de Lille le 16 mars 2011. « Une décision en conséquence sera prise. Si les faits sont avérés, la décision sera assez radicale », avait ajouté le responsable nordiste de LREM.

19h41 : Edouard Philippe juge « urgent de faire baisser la tension » sur le dossier Notre-Dame-des-Landes

Le rapport des trois médiateurs, attendu dans six mois, doit permettre au gouvernement de prendre une décision « claire » et « assumée », a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe. Le chef du gouvernement juge « urgent de faire baisser la tension » sur le dossier brûlant de Notre-Dame-des-Landes.

19h38 : Les trois médiateurs du dossier Notre-Dame-des-Landes ont été nommés

Gérard Feldzer, Michel Badré, et Anne Boquet ont été désignés médiateurs du dossier de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, a indiqué Matignon. Qui sont-ils ? Pour le savoir, vous pouvez retrouver notre article sur le sujet ici.

19h31 : Anticor satisfait des mesures présentées par François Bayrou

Eric Alt, vice-président de l’association Anticor, est plutôt satisfait des mesures dévoilées par François Bayrou pour « rétablir la confiance des citoyens » dans la vie démocratique. Notre interview est à retrouver ici.

18h33 : Comment Bayrou veut-il moraliser la vie politique française ?

Si vous n’avez pas suivi la conférence de presse de François Bayrou, on vous a préparé un petit résumé ici.

18h13 : Marine Le Pen refuse un débat sur la chaîne locale Wéo

Marine Le Pen (FN), qui se présente aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, a décliné un débat jeudi soir sur Wéo, arguant qu’il s’agissait d’une chaîne « partisane », a-t-on appris auprès du rédacteur en chef de la chaîne régionale des Hauts-de-France.

Bruno Bilde, qui gère la communication de la candidate FN, « nous a affirmé que Marine Le Pen ne participerait pas au débat en arguant que nous étions une chaîne partisane », a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef de Wéo, Pierre-Jérôme Montenot. « Nous ne participerons pas à un débat organisé par un groupe qui a déclaré la guerre à Marine Le Pen, les conditions de neutralité ne sont pas assurées », a indiqué M. Bilde à la chaîne régionale, selon M. Montenot. Wéo appartient au groupe Rossel comme le quotidien La Voix du Nord, qui avait notamment pris position contre une éventuelle élection de Marine Le Pen à la tête de la région Hauts-de-France lors des élections régionales en 2015.

17h56 : Les estimations des résultats des législatives donnent une large majorité à En Marche !

D’après un sondage OpinionWay pour Les Echos, le parti d’Emmanuel Macron remporterait entre 335 et 355 députés à l’Assemblée nationale, soit plus que la majorité absolue qui est de 289 parlementaires. L'alliance Les Républicains/UDI serait la principale force d'opposition avec 145 à 165 députés susceptibles d'être élus. 

17h03 : Richard Ferrand devrait réagir sous peu

C’est ce qu’indique son entourage, d’après Le Figaro. Mercredi soir, alors qu’il était en déplacement à Vannes, il n’avait pas répondu aux journalistes. Aujourd’hui, il n’avait rien à son agenda. Il ne devrait pas tarder à réagir selon ses proches.

16h41 : Hamon critique (aussi) la loi de François Bayrou

« Transparent @bayrou… Pas au point de proposer que soit rendue publique l’identité des donateurs importants des campagnes électorales #why », a publié l’ancien candidat à l’élection présidentielle Benoît Hamon.

 

16h31 : Le FN relève (déjà) les manques de la loi de moralisation de la vie publique

Dans un communiqué, le Front national salue la proposition de loi de François Bayrou, tout en relevant l’absence d’aspects importants : « Nous regrettons fortement l’absence de mesures fortes pour interdire la pratique du pantouflage, en particulier le va-et-vient entre haute fonction publique et finance privée. La lutte contre les conflits d’intérêts exige une action déterminée en ce sens. Dans un souci démocratique, nous veillerons aussi à ce que la neutralité de la HATVP soit mieux assurée et à ce que la commission nationale des comptes de campagne travaille sur des données stabilisées et connues de tous. »

16h24 : Il n’y a « aucune raison » que Ferrand démissionne tant qu’il n’est pas mis en examen, déclare Edouard Philippe

16h09 : Un SMS explosif met un terme à l’amitié entre Fasquelle et Darmanin

Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet a reçu un SMS sans équivoque de son ancien compère Républicain Gérald Darmanin, désormais ministre des Comptes publics.

Agacé de voir Fasquelle le critiquer dans ses tweets, le ministre lui a écrit le message suivant : « Bonjour Daniel, cela fait plusieurs fois que je lis des messages très loin d’être sympathiques sur moi. Faut-il que je soutienne le candidat En Marche ! dans ta circonscription ? Ou bien que je publie les lettres de demandes d’interventions fiscales que tu m’envoies depuis ma nomination ? ».

La prose n’a pas plus à Fasquelle qui a promis de porter plainte dans Le Parisien. Pour en savoir plus sur l’affaire, c’est par ici.

15h42 : Interrogé sur Richard Ferrand, Bayrou se justifie en lisant le Code de procédure pénale

Il aurait pu dire « Je ne commente pas une affaire en cours », mais il a choisi d'innover. Interrogé sur l’affaire Ferrand lors de sa conférence de presse, François Bayrou a sorti son code de procédure pénale. « La loi qui s’applique au garde des Sceaux ne m’autorise pas à faire de commentaire », conclut-il en souhaitant réaffirmer l'indépendance des magistrats.

15h37 : Bayrou propose de créer une « banque de la démocratie » qui aura pour mission de financer la vie publique

Certains partis comme le Front national se sont souvent plaints de ne pas réussir à contracter des prêts auprès des banques classiques.

 

15h33 : Les financements des partis seront davantage contrôlés, annonce Bayrou

 

15h28 : L’indemnité parlementaire au cœur de la loi

  • Les députés devront présenter des notes de frais pour être remboursés de leurs frais de mandat. C’est la fin de l’indemnité parlementaire telle qu’on la connaissait. Des comités de déontologie analyseront quelles dépenses sont éligibles à ces remboursements.
  • Suppression de la réserve parlementaire
  • La Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique verra ses fonds renforcés.

15h28 : Bayrou annonce l’encadrement des activités de conseil

 

15h22 : Bayrou s’attaque aux conflits d’intérêts

  • Interdiction de recruter des membres de sa famille (ascendant, descendant, conjoint). Cette mesure concerne les membres du gouvernement, les députés et les membres d’exécutifs locaux.
  • ​Chaque assemblée devra fixer ses propres règles, et devra tenir un registre des déports : à chaque vote, les élus lèvent la main pour signaler qu'il ne peut pas participer à un vote en raison d'un conflit d'intérêt

15h17 : Bayrou veut supprimer la Cour de Justice de la République

  • Une réforme institutionnelle, qui prendra place dans une révision de la Constitution suppression de la Cour de Justice de la République, qui juge les membres du gouvernement. Les membres du gouvernement seront jugés par la Cour d’appel de Paris
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  • Les anciens présidents de la République ne seront plus membres du Conseil constitutionnel, en raison des Questions prioritaires de constitutionnalité, qui touchent aux lois votées sous les présidences de ces membres
  • Pas plus de trois mandats exécutifs de députés, sénateurs… Les élus des petites communes ne seront pas concernés par cette loi. Les ministres n'exerceront plus de mandat exécutif local.
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15h15 :  Cette loi doit lutter contre les conflits d'intérêt, rappelle Bayrou

15h12 : « Les institutions ne sont pas faites pour rendre les hommes vertueux mais pour éviter que les faiblesses humaines ne contaminent le corps social », dit Bayrou

« Depuis des années, on a vu se développer des pratiques qui on mis à mal la confiance que les citoyens doivent avoir dans leurs élus et qui provoquent la profonde exaspération des Français », souligne François Bayrou en évoquant les affaires qui ont été révélées pendant la campagne présidentielle.

15h11 : Le projet de loi s’appellera en fait « pour la confiance dans notre vie démocratique »

15h10 : Bayrou commence sa conférence de presse sur la loi de moralisation de la vie publique

14h19 : François Bayrou doit présenter la loi de moralisation de la vie publique à 15 heures

 

13h24 : 57 % des Français font confiance à Macron, 49 % au premier ministre Edouard Philippe

57 % des Français « font confiance à Emmanuel Macron pour résoudre les problèmes qui se posent au pays », selon un sondage KANTAR SOFRES-OnePoint pour Le Figaro. Un score qui le place entre Nicolas Sarkozy (64 % en 2007) et François Hollande (55 % en 2012). De son côté, le premier ministre Édouard Philippe obtient 49 % d’opinions favorables.

12h57 : Bernard Accoyer demande (aussi) la mise en retrait de Richard Ferrand

Le secrétaire général du parti Les Républicains ne s'était pas encore exprimé. C'est chose faite. Il a estimé ce jeudi que Richard Ferrand devrait être « mis en retrait du gouvernement » après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet. « L’exigence de moralisation, qui a été placée comme priorité par l’exécutif, devrait conduire M. Ferrand à être placé en retrait du gouvernement », a déclaré auprès de l’AFP Bernard Accoyer.

12h50 : Duflot émet des doutes sur la marge de manœuvre de Nicolas Hulot

L’ancienne ministre EELV Cécile Duflot doute des capacités de Nicolas Hulot à mener à bien sa mission au gouvernement, explique Le Figaro. Dans une vidéo Youtube d'Alex Darmon mise en ligne jeudi, elle s’est exprimée sur le sujet : « Il y a une part qui dépend de lui – et tout ce qui dépend de lui j’ai une confiance totale, c’est un homme hyper sincère, solide sur le fond », confirme-t-elle.

Pour autant, « il a un environnement (autour de lui) et quelques jours après la nomination du gouvernement j’ai vu l’annonce des directeurs de cabinet des autres ministres. Et je me dis que ça va être très très difficile pour lui…. », a nuancé la candidate écologiste aux législatives dans la 6e circonscription de Paris.

12h08 : Tony Parker soutenait Najat Vallaud Belkacem… Mais finalement non

La star du basket Tony Parker, dont Najat Vallaud-Belkacem a annoncé mercredi avoir le soutien pour les législatives à Villeurbanne, où il préside le club de la ville, fait machine arrière jeudi dans les colonnes du Progrès.

Le meneur de San Antonio tient à « clarifier la situation » ce jeudi dans le quotidien régional et évoque un malentendu.

« Je pensais que c’était une sollicitation personnelle, en aucun cas politique. Je suis un professionnel du basket, du sport, mais pas de politique. Si j’avais eu connaissance de l’usage et de la diffusion du message de soutien, je m’y serais opposé. Je ne me suis jamais positionné politiquement, pourquoi je commencerais aujourd’hui ? », déclare-t-il.

12h06 : Pendant ce temps, Emmanuel Macron prend le bateau au large de Lorient

 

11h50 : Pour le porte-parole du gouvernement, l’enquête est une « bonne nouvelle »

Christophe Castaner a estimé que l’enquête préliminaire qui vise le ministre Richard Ferrand depuis ce matin était « une bonne nouvelle ». « On sort enfin du débat moral », a-t-il réagi ce matin sur LCI.

11h12 : Razzy Hammadi, porte-parole du PS, juge la position du gouvernement dans l’affaire Ferrand « intenable »

Razzy Hammadi a même comparé cette affaire avec celle de Jérôme Cahuzac, qui avait « coûté très cher » au gouvernement sous la présidence de François Hollande. « La position devient intenable, et elle devient nocive pour ne pas dire toxique pour ce gouvernement », qui avait fait de la moralisation de la vie politique sa priorité, a déclaré sur BFMTV le député de Seine-Saint-Denis, qui brigue un deuxième mandat.

11h09 : Florian Philippot demande la démission de Richard Ferrand

« Je ne comprends pas l’acharnement de M. Macron à défendre coûte que coûte le ministre Richard Ferrand », a déclaré Florian Philippot sur BFMTV.

« Il doit démissionner » pour que le gouvernement conserve « un minimum de crédibilité quand il veut parler de la moralisation de la vie publique », a ajouté le numéro 2 du FN.

 

10h58 : Xavier Bertrand juge la future loi sur la moralisation de la vie politique « décrédibilisée »

Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, a jugé jeudi que la loi de moralisation de la vie politique, en préparation, « est aujourd’hui décrédibilisée » par l’affaire Ferrand, fustigeant une « attitude incohérente » d’Emmanuel Macron « par rapport à toutes ses déclarations passées »

10h51 : En déplacement, Emmanuel Macron a refusé de commenter l’ouverture de l’enquête

« Je ne ferai pas de commentaires », a répondu Emmanuel Macron, laconique, à la question d’un journaliste qui lui demandait de réagir à l’ouverture d’une enquête préliminaire visant son ministre Richard Ferrand. « Je ne répondrai pas », a ajouté le chef de l’Etat en déplacement dans le Morbihan.

10h34 : ​Marine Le Pen compare l’affaire Ferrand à l’affaire Fillon

La présidente du Front national a critiqué jeudi la gestion de l’affaire Richard Ferrand par l’exécutif. « Chacun considère qu’il y a là une rupture morale », a déclaré Marine Le Pen au micro d’Europe 1. « Et cet enrichissement personnel ressemble fichtrement à l’affaire Fillon ».

10h29 : L’ouverture d’une enquête « ne change rien aux règles fixées » par le Premier ministre, déclare l’entourage d’Edouard Philippe

10h25 : Thierry Solère minimise l’événement

« On ne va pas demander à chaque fois de démissionner pour une enquête préliminaire », a déclaré ce proche de Bruno Le Maire sur BFMTV après la décision du parquet de Brest d’ouvrir une enquête préliminaire dans l’affaire Ferrand.

10h13 : Le parquet de Brest ouvre une enquête préliminaire dans le cadre de l’affaire Ferrand

Le procureur de la République de Brest Eric Mathais a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête préliminaire dans l’affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand.

« Après analyse des éléments complémentaires (…), j’ai décidé de saisir ce jour la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes d’une enquête préliminaire », indique Eric Mathais dans un communiqué, au lendemain de l’annonce du dépôt d’une plainte contre X dans cette affaire auprès du parquet de Brest par l’association anticorruption Anticor.