Mon bulletin dans ton urne: Une future Assemblée rajeunie, Baroin déçu par Macron et deux nouvelles casseroles pour LREM

Législatives Chaque matin, «20 Minutes» vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

Noémie Seguin

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Le président de la République Emmanuel Macron, en visite à Saint-Nazaire le 31 mai 2017, alors que les polémiques se multiplient sur les candidats aux législatives de son parti.
Le président de la République Emmanuel Macron, en visite à Saint-Nazaire le 31 mai 2017, alors que les polémiques se multiplient sur les candidats aux législatives de son parti. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

En marche ! promet de la nouveauté et des jeunes à l’Assemblée

Utopie ou réalité ? Benjamin Griveaux, porte-parole et candidat de la République en marche à Paris, a prédit mercredi « un changement majeur » dans le sillage des législatives grâce au renouvellement prôné par son parti, qui fera que l'« Assemblée nationale ne ressemblera en rien à ce qu’on a pu connaître ». « Les Français sont cohérents et quand un président vient d’être élu, ils lui donnent une majorité », a assuré Benjamin Griveaux. « On estime que, si on a une majorité absolue, on peut avoir presqu’un quart de l’Assemblée qui a moins de 40 ans. C’est un changement majeur », a-t-il insisté, en marge d’un meeting à Paris.

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Baroin demande à Macron de prendre les décisions qu’il faut pour Ferrand

Mercredi, le président de la République en personne a appelé à la « solidarité » et à la « responsabilité » dans l’affaire François Ferrand, estimant aussi que la presse ne devait « pas devenir juge ». Une attitude qui stupéfait François Baroin. « Je peux croire à la sincérité de notre président » mais « je ne comprends pas pourquoi il ne prend pas les décisions qui conviennent, dans l’intérêt même de son ministre », a affirmé le chef de file LR pour les législatives, sous-entendant que le chef de l’Etat devrait faire démissionner Richard Ferrand de son poste de ministre de la Cohésion des territoires. Selon François Baroin, « beaucoup de Français se disent qu’il y a tromperie sur la marchandise », alors que le gouvernement prépare actuellement une loi de moralisation de la vie publique.

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Deux nouvelles casseroles parmi les candidats d’ En marche !

Les jours passent et se ressemblent. Le parti du président de la République cumule les polémiques depuis le début de campagne de ces législatives. Dans le Var, une candidate est visée par une plainte de son adversaire pour « escroquerie à l’assurance maladie ». Jean-Pierre Colin, sans étiquette, accuse la professeure d’anglais d’être en arrêt maladie depuis la mi-décembre et de profiter de cette absence pour mener campagne. En Guadeloupe, le candidat Oliver Serva est quant à lui accusé d’homophobie. Il a qualifié l’homosexualité « d’abomination » avant de juger le mariage pour tous « intolérable ». Le service presse d’En marche ! a assuré « ne pas être du tout au courant » des propos de son candidat investi.

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