Pour Edouard Philippe, «Richard Ferrand peut rester au gouvernement»

POLEMIQUE Il a dans le même temps, affirmé qu'un «ministre qui serait mis en examen devra démissionner»...

L.Gam. avec AFP

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Le Premier ministre Edouard Philippe sur le plateau du JT de France 2, le 30 mai 2017
Le Premier ministre Edouard Philippe sur le plateau du JT de France 2, le 30 mai 2017 — Capture d'écran / France 2

Malgré « l’exaspération des Français ». Le premier ministre, Édouard Philippe a clarifié sa position et celle de son gouvernement concernant les accusations du Canard enchaîné qui pèsent sur Richard Ferrand, le ministre à la Cohésion des territoires. A la question de savoir si ce dernier, au centre actuellement d’une polémique, peut rester au gouvernement, le Premier ministre a répondu : « Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l’exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement ».

Il a également ajouté qu' « un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner. Il n’y a aucune ambiguïté là-dessus », rajoutant que les ministres devaient être « exemplaires dans leur attitude en tant que ministre ».

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Réforme du travail et simplification du compte pénibilité

En outre, Edouard Philippe a également précisé le calendrier pour sa réforme du travail et la simplification du compte pénibilité. « Notre objectif, c’est de dire : "Nous avons jusqu’à la fin de l’année pour discuter et pour essayer de mettre en œuvre un dispositif plus simple". »

Concernant la réforme du Code du travail, « nous présenterons au mois de juillet, devant le Parlement qui sortira des urnes, une loi d’habilitation » et « nous publierons avant la fin de l’été des ordonnances qui intégreront le fruit de nos discussions » avec les partenaires sociaux, a assuré le Premier ministre.

Pour justifier le report de la présentation du projet de loi de moralisation de la vie politique, annoncé quelques heures plus tôt dans les médias, Edouard Philippe a aussi déclaré que le premier texte du quinquennat Macron, en cours de préparation par le ministre de la Justice, François Bayrou, comprendra « des dispositions assez innovantes » qui rendent le texte « compliqué à écrire » car « on veut que le texte soit parfaitement conforme ».