Mon bulletin dans ton urne: Baroin prône le désistement, nouvelle tuile pour En marche! et le PS assigné en justice

LEGISLATIVES Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

Noémie Seguin

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François Baroin, chef de file LR, lors d'un grand meeting pour les législatives organisé le 20 mai 2017 à Paris.
François Baroin, chef de file LR, lors d'un grand meeting pour les législatives organisé le 20 mai 2017 à Paris. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

En cas de victoire possible du FN, LR se désistera

Nouvelle élection, même combat. François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a prôné lundi « le désistement » en cas de victoire possible du FN en marge d’un meeting en Loire-Atlantique. En faisant cette déclaration, François Baroin attend de la majorité présidentielle et de la gauche, un engagement similaire. « Je souhaite d’ailleurs que la réciproque soit vraie du côté d’En Marche comme du Parti socialiste. Les désistements devront faire partie de l’entre-deux-tours des législatives », a-t-il affirmé dans des déclarations diffusées par Le Figaro. Pour Marine Le Pen cette fois c’est sûr : « LR n’est pas un parti d’opposition à Emmanuel Macron, c’est un strapontin à la majorité présidentielle. »

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Une candidate d’En marche ! accusée d’avoir loué un logement insalubre

Une candidate marchand de sommeil ? Selon une enquête de Médiapart publiée lundi, Véronique Avril, candidate de La République en marche pour les élections législatives à Saint-Denis est accusée d’avoir mis en location un appartement dans un immeuble insalubre durant cinq ans, à « un tarif exorbitant ». Elle aurait notamment loué ce bien de 23m2 situé au centre de Saint-Denis « à une famille de cinq personnes », pour « 650 euros (charges comprises) » par mois. Véronique Avril assure cependant que « la mairie avait dit qu’elle procédait aux travaux » nécessaires pour lever l’arrêté de péril imminent, ce qui n’a pas été le cas. Indigné le député PS sortant Mathieu Hanotin lui « demande officiellement de renoncer ». Le parti La République en marche a saisi le comité d’éthique pour statuer sur cette nouvelle affaire… encombrante.

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Désinvestie par le PS, une députée sortante saisit la justice

Anne-Yvonne Le Dain ne s’en remet pas. Pourtant, la députée PS de la 2e circonscription de l’Hérault (Montpellier) n’a pas été très fidèle ces derniers mois. Entre décembre et mai, la députée a fait les yeux doux à Emmanuel Macron. Dès la fin du mois de mars, elle annonce qu’elle votera pour lui dès le premier tour de la présidentielle. Elle courtise aussi le maire de Montpellier Philippe Saurel, ancien membre du PS (exclu en 2014) et soutien d’En marche !, pour qu’il se présente comme son suppléant aux législatives, lequel finit par la lâcher le 11 mai. Quelques jours plus tard, le PS organise un nouveau vote des militants qui rejettent la candidature de la députée. « Je n’ai jamais renoncé à l’étiquette PS. Je voulais l’alliance PS-En Marche, je n’ai aucun problème avec les deux logos », assure Anne-Yvonne Le Dain. Elle a donc décidé d’assigner en justice le parti. Les détails de cette affaire sont à lire en exclusivité ici.