Législatives: Baroin prône le «désistement» en cas de victoire possible du FN

LEGISLATIVES A la suite de cette déclaration, Marine Le Pen a qualifié LR de « strapontin » pour La République en marche…

N. Se. avec AFP

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François Baroin, chef de file LR pour les législatives, le 23 mai 2017.
François Baroin, chef de file LR pour les législatives, le 23 mai 2017. — ALLILI/SIPA

Nouvelle élection, même combat. François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a prôné lundi « le désistement » en cas de victoire possible du FN en marge d’un meeting en Loire-Atlantique. « La position du mouvement elle est connue depuis toujours », a affirmé M. Baroin, interrogé sur le sujet. « Les gaullistes sont les adversaires historiques du FN et de l’extrême droite », a-t-il fait valoir. Et d’ajouter : « Naturellement, tout sera mis en œuvre au niveau national pour éviter ce genre de choses ».
En faisant cette déclaration, François Baroin attend de la majorité présidentielle et de la gauche, un engagement similaire. « Je souhaite d’ailleurs que la réciproque soit vraie du côté d’En Marche comme du Parti socialiste. Les désistements devront faire partie de l’entre-deux-tours des législatives », a-t-il affirmé dans des déclarations diffusées par Le Figaro.

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Des propos qui ont donné du grain à moudre à la présidente du FN. Marine Le Pen a qualifié lundi LR de « strapontin » pour La République en Marche. "Voici qu’aujourd’hui M. Baroin, après M. Boyer, demande à ce que les candidats Les Républicains se désistent systématiquement au profit des candidats de la République en marche en cas de victoire possible pour le Front National", écrit-elle dans un communiqué.

« Ils vont plus loin encore, en demandant au parti de M. Macron de faire de même. En abandonnant ainsi le "ni-ni" pour une stratégie visant à faire élire le maximum de députés du parti En Marche, M. Baroin apporte une énième confirmation de ce que nous répétons depuis des semaines : LR n’est pas un parti d’opposition à M. Macron, c’est un strapontin à la majorité présidentielle », estime Mme Le Pen. « Il est évident que toute voix apportée à un candidat LR est une voix de perdue pour qui souhaiterait s’opposer à la désastreuse politique que M. Macron s’apprête à infliger à la France » a-t-elle conclu.

Lundi matin, le juppéiste Gilles Boyer, candidat dans les Hauts-de-Seine, avait indiqué qu’il allait demander à son parti de prendre position « sur une stratégie de désistement réciproque dans les circonscriptions où le Front national menace de l’emporter ». Au lendemain du premier tour de la présidentielle qui a vu l’élimination de François Fillon, LR avait eu de longues discussions pour finir par trouver un compromis excluant l’abstention face à Mme Le Pen sans toutefois soutenir Emmanuel Macron. La discussion avait été houleuse entre les partisans de l’appel explicite à voter pour le candidat d’En marche ! - Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, François Baroin, Jean-François Copé, Luc Chatel, Thierry Solère, Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Gérard Larcher - et ceux qui appelaient à « faire barrage au FN » (Laurent Wauquiez, Eric Ciotti, Jean-Frédéric Poisson), sans évoquer Emmanuel Macron.