Edouard Philippe: Les législatives seront «le juge de paix» pour Richard Ferrand

GOUVERNEMENT Le ministre est dans la tourmente depuis les révélations du «Canard Enchaîné» ce mercredi…

M.A. avec AFP

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Edouard Philippe, le Premier ministre, lors de la sortie du Conseil des ministres à l'Elysée, le 24 mai 2017.
Edouard Philippe, le Premier ministre, lors de la sortie du Conseil des ministres à l'Elysée, le 24 mai 2017. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le Premier ministre Edouard Philippe a affiché ce vendredi sa « confiance » en Richard Ferrand, en précisant que les électeurs seraient « le juge de paix » pour le ministre, candidat aux législatives dans le Finistère, après les révélations du Canard enchaîné sur une opération immobilière concernant sa compagne.

« Il n’y a pas de procédure juridictionnelle en cours, il n’y a donc pas une affaire, il y a un débat (..) Et les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie », a déclaré Edouard Philippe en marge d’une visite de soutien au secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi, candidat à Paris.

Le ministre regrette l’embauche de son fils comme assistant parlementaire

Depuis mercredi, le ministre de la Cohésion des territoires est dans la tourmente. Le Canard enchaîné, a rapporté qu’en 2011, les Mutuelles de Bretagne dont il était à la tête à l’époque, ont loué des locaux appartenant à la société de sa compagne. Une révélation qui fait tache dans le gouvernement « irréprochable » voulu par Emmanuel Macron.

Dans la même édition, Le Canard enchaîné se penche sur une affaire de soupçons d’emploi fictif. L’hebdomadaire satirique explique que Richard Ferrand aurait «  employé son fiston comme assistant parlementaire durant quelques mois, pour un montant total brut de 8.704 euros ». Richard Ferrand avait alors déclaré, au micro de France info, quelques heures plus tard : « Si c’était à refaire, je ne reprendrais pas pour quatre mois, payés au smic, mon fils pour travailler ».