Bernard Cazeneuve est «responsable de la progression de l'extrême-droite», selon Alexis Corbière

ATTAQUE Le porte-parole de la France insoumise a défendu son leader…

Manon Aublanc avec AFP

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Alexis Corbière, le porte parole de La France insoumise prend la pose à Paris le 17 février 2017.
Alexis Corbière, le porte parole de La France insoumise prend la pose à Paris le 17 février 2017. — JOEL SAGET / AFP

Alexis Corbière, le porte-parole de la France insoumise, a jugé Bernard Cazeneuve « responsable de la progression de l’extrême droite », justifiant les propos de Jean-Luc Mélenchon à l’endroit de l’ex Premier ministre, qualifié de « bedeau du capital » et accusé d’avoir « tué » le militant écologiste Rémi Fraisse.

« Il y en a marre des sermons de Bernard Cazeneuve, responsable de l’extrême droite au second tour mais qui rend tous les autres responsables. Lui a gouverné le pays à la fin, il ne serait pas du tout responsable de la progression de l’extrême droite ? Ce serait tout le monde, notamment Jean-Luc Mélenchon ? C’est un peu fort de café », a déclaré Alexis Corbière sur France 2.

Mélenchon aurait dû appeler à voter pour Macron, selon Cazeneuve

« Au bout d’un moment, ces sermons, ça commence à bien faire, ces gens-là ne se regardent jamais, ne se remettent jamais en cause, ne savent qu’insulter les autres, permettez qu’on lui envoie quelques mots un peu piquants, ça fait partie du débat politique », a ajouté le porte-parole de la France insoumise. Mercredi, Jean-Luc Mélenchon s’en était vivement pris à Bernard Cazeneuve, ce « type » qui « ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement ! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur ? Ce n’est pas moi non ? Pourtant c’est à moi que cet homme ose venir dire, ce génie, que je n’ai pas su prendre mes distances avec le Front national », avait dit l’ancien candidat à la présidentielle à Paris lors d’une visite de soutien à la candidate aux législatives Danielle Simonnet.

Rémi Fraisse est un jeune militant écologiste tué en 2014 par le jet d’une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d’eau à Sivens (Tarn), alors que M. Cazeneuve était ministre de l’Intérieur. Dans une tribune publiée le 1er mai dans Libération, Bernard Cazeneuve avait estimé que, de la part de Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens, ne pas appeler à voter pour Emmanuel Macron, contre Marine Le Pen, était une « impardonnable faute morale ».