VIDEO. Gouvernement: Le discret, Jacques Mézard, fidèle d’Emmanuel Macron, à la tête du ministère de l’Agriculture

GOUVERNEMENT Le sénateur du Parti radical de gauche, Jacques Mézard, a été nommé à la tête du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation...

C.Po.

— 

La passation de pouvoirs avec  Stéphane Le Foll.
La passation de pouvoirs avec Stéphane Le Foll. — Thomas SAMSON / AFP

Le sénateur du Cantal, Jacques Mézard, 69 ans, a succédé à Stéphane Le Foll, à la tête duministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Membre du PRG, il fut tout au long de la campagne un fidèle soutien d’Emmanuel Macron.

1) Soutien de la première heure

Jacques Mézard a été parmi les premiers à rallier la candidature Emmanuel Macron. Dès le mois de décembre 2016, le sénateur du Cantal, avocat de formation, refuse de soutenir Sylvia Pinel, la présidente du PRG et candidate à la primaire de la gauche. Le mois suivant, il appelle les membres de son parti à se mettre « en marche ». Très discret, fuyant les médias, il participe pourtant activement à la campagne du candidat Macron, notamment dans la course aux signatures. Il faisait partie des invités du nouveau président dimanche, lors de la cérémonie d’investiture.

2) Il a fait partie de plusieurs groupes d’études en lien avec l’agriculture

Sénateur du Cantal depuis 2008, Jacques Mézard est également président du groupe Rassemblement démocratique et social européen au palais du Luxembourg. Il a fait partie de plusieurs groupes d’études en lien avec l’agriculture et l’alimentation, parmi lesquelles « Économie agricole et alimentaire », « Elevage », « Fruits et légumes », « Trufficulture, oléiculture et cultures traditionnelles ». Lors des discussions avec la FNSEA, puissant syndicat agricole, ce natif d’Aurillac, aura face à lui une autre Cantalienne, Christiane Lambert qui a pris la succession de Xavier Belin.

3) Un « pro » cumul des mandats

En février 2014, laloi sur le non-cumul des mandats, promesse de campagne de François Hollande, est promulguée. Le texte interdit à un parlementaire d’être également chef ou adjoint d’un exécutif local (mairie, région, département) à partir des élections législatives de 2017… dans trois semaines donc. Une réforme à laquelle ne goûte pas du tout le sénateur du cantal. Sur son territoire, il est conseiller municipal d’Aurillac et président de la Communauté d’agglomération du Bassin d’Aurillac.

Il a porté une proposition de loi en août 2016 réclamant que les maires, les présidents de conseil départementaux ou régionaux élus avant 2014 puissent terminer leurs mandats. Une manière de reporter cette mesure à 2020 ou 2021. Motif invoqué : « La mise en place des réformes territoriales votées depuis 2014 modifie considérablement le fonctionnement et l’organisation des institutions locales et la mise en place de ces nouvelles structures nécessite un minimum de stabilité », peut-on lire dans l’exposé des motifs. Le texte n’avait pas été adopté.

>> A lire aussi : VIDEO. Retrouvez la composition du nouveau gouvernement