Mon bulletin dans ton urne: Des législatives En Marche mais avec quelques couacs, Bayrou en colère et suspense à Matignon

LEGISLATIVES Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

Noémie Seguin

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François Bayrou, président du MoDem
François Bayrou, président du MoDem — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

Macron ne dévoile que 428 candidats et quelques couacs

Sur les 577 noms de candidats aux législatives qui devaient être publiés jeudi, on n’en aura finalement que 428. Une liste restreinte mais savamment étudiée pour laisser la porte ouverte à certains ténors de parti comme Bruno Le Maire (LR) et faire des compromis avec d’autres comme l’ancien Premier ministre Manuel Valls, en ne leur opposant pas de candidats de La République en marche ! dans leurs circonscriptions. Une liste qui n’en finit pas de faire parler par ses promesses respectées (parité et candidats de la société civile), ses quelques personnalités et surtout ses gros loupés.

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Bayrou n’est pas content !

L’idylle entre François Bayrou et Emmanuel Macron n’aura-t-elle duré que le temps d’une campagne présidentielle ? Le président du MoDem a fait savoir jeudi que la liste des 428 candidats aux législatives pour La République en marche ! n’avait pas « l’assentiment » de son parti. François Bayrou avait conclu un accord avec le mouvement de Macron pendant la campagne et semblait espérer d’avantage de candidatures MoDem. Le secrétaire général de La République en Marche !, Richard Ferrand, a assuré qu’il pourrait y avoir des places dans les 150 circonscriptions restantes. Bientôt la réconciliation ?

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Edouard Philippe, le choix de la « transgression » à Matignon ?

Depuis que son nom circule pour le poste de Premier ministre du gouvernement Macron, le juppéiste Edouard Philippe, maire du Havre, est devenu le centre de toutes les attentions. Jeudi soir, dans un discours de lancement de la campagne des législatives dans sa ville, Edouard Philippe, a fait remarquer que la « tradition » voulait qu’un président élu désigne un Premier ministre issu de sa majorité. « Aujourd’hui », a-t-il poursuivi, « on ne sait pas si le président de la République nouvellement élu va s’installer dans cette forme de tradition […] ou s’il va transgresser », en s’affranchissant des règles habituelles. La transgression étant de le choisir lui, élu LR et proche d’Alain Juppé, comme chef du gouvernement. Appel du pied d’Edouard Philippe ou simple état de fait, le maire du Havre n’a en tout cas pas fermé la porte à Matignon. Fin de ce suspense insoutenablelundi.

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