Législatives: Manuel Valls va devoir choisir entre le PS et Macron, prévient Cambadélis

POLITIQUE Le patron du Parti socialiste s'est montré très ferme ce mardi...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS
Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS — CHARLES PLATIAU / POOL / AFP

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a souligné ce mardi qu’il était « impossible » pour Manuel Valls d’avoir à la fois sa carte d’adhérent au PS et de briguer l’investiture En Marche ! aux législatives comme l’ancien Premier ministre l’a annoncé dans la matinée.

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« Ça, c’est impossible », a répondu Jean-Christophe Cambadélis, interrogé à l’entrée du siège du PS à Paris, où se tient un Bureau national sous haute tension dans la matinée. « Il faut faire cela très gentiment et très calmement », a poursuivi le député socialiste de Paris.

« Si certains veulent partir (...) qu’ils le fassent et nous laissent travailler »

Si ceux qui visent une double appartenance « veulent s’affirmer contre le gouvernement alors qu’il n’est pas encore constitué, qu’ils restent au Parti socialiste. S’ils veulent faire autre chose, qu’ils le disent, mais ça ne représente que 5 % du Parti socialiste », a ajouté Cambadélis. « Si certains veulent partir ou se singulariser qu’ils le fassent et nous laissent travailler », a-t-il insisté.

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Ce mardi matin sur RTL, Manuel Valls, ancien Premier ministre redevenu député de l’Essonne, a annoncé qu’il serait « candidat de la majorité présidentielle » aux élections législatives et qu’il souhaitait s’inscrire dans le mouvement d'Emmanuel Macron, rebaptisé La République en marche.

« Chacun est devant ses responsabilités »

Début avril, Jean-Christophe Cambadélis avait haussé le ton en décidant de saisir la Commission des conflits du parti pour étudier le cas des élus apportant leur soutien à un autre candidat à la présidentielle que Benoît Hamon.

Il avait aussi présenté aux membres du bureau quatre autres décisions non soumises au vote : la condamnation ferme de ceux qui soutiennent ou rejoignent Emmanuel Macron, le retrait et remplacement des membres du bureau national qui ont pris position en sa faveur, le rappel de l’interdiction de la double appartenance à En Marche ! et au PS, et enfin le rappel du retrait de l’investiture socialiste à ceux qui ont parrainé En Marche ! ou adhéré, sous peine d’exclusion s’ils se présentent quand même.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de machine à exclusion, mais, à un moment donné, chacun est devant ses responsabilités aussi », a commenté mardi matin Julien Dray devant la presse. Plusieurs élus socialistes ont considéré pour leur part que Manuel Valls s’était de lui-même placé en retrait du parti.

« Les choses sont claires, il n’est plus socialiste »

« Il a lui-même clarifié sa situation. Les choses sont claires, il n’est plus socialiste », a jugé Marie-Noëlle Lienemann, l’eurodéputé Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon, considérant que Manuel Valls « a décidé de lui-même de quitter le Parti socialiste » et « ne peut pas rester au Parti socialiste ».

Proche de l’ancien Premier ministre mais critique de ses positions ces derniers mois, Luc Carvounas a « regretté » son souhait d’être candidat de La République en marche. « Je suis progressiste réformiste mais aussi socialiste attaché à son Parti et ses valeurs. Non @manuelvalls je ne te suivrai pas cette fois », a tweeté le sénateur-maire d’Alfortville (Val-de-Marne).