Résultat présidentielle: Florian Philippot assure qu'il n'a relayé aucune «fake news»

REACTION Avant d’avouer à demi-mot sa faute…

Manon Aublanc

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Le vice-président du Front national Florian Philippot
Le vice-président du Front national Florian Philippot — FREDERICK FLORIN / AFP

Plus c’est gros, plus ça passe. Invité ce lundi matin à Europe 1, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle qui a vu la victoire d’Emmanuel Macron, le vice-président du Front national, Florian Philippot, a assuré qu’il n’avait relayé aucune fake news pendant la campagne.

« Le problème n’est pas d’avoir relayé un texto dont tout le monde pensait qu’il était vrai »

Au micro de Thomas Sotto, Florian Philippot est revenu sur l’affaire du faux texto des manifestants pro-Macron devant la cathédrale de Reims. « Vous avez aussi relayé pas mal de fakes news, au risque d’alimenter une campagne difficile sur la fin. Est-ce que vous estimez que vous avez une part de responsabilité dans ce qu’il s’est passé et dans son score un peu décevant malgré un record de voix ? » demande le journaliste.

Le vice-président dément d’abord, avant de répondre : « Oui enfin… Non, mais si vous faites allusion à la manifestation de Reims, le problème n’est pas d’avoir relayé un texto dont tout le monde pensait qu’il était vrai. » « Un faux texto », ajoute Thomas Sotto. Ce à quoi Florian Philippot répond : « Oui, enfin tout le monde pensait qu’il était vrai au départ, le problème, c’est cette manifestation extrêmement violente. »

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Une pratique presque commune pour Florian Philippot

Le bras droit de Marine Le Pen a donc reconnu ouvertement avoir relayé un faux SMS. Et ce n’est évidemment pas le seul exemple. Le dernier en date remonte à ce vendredi soir, juste avant le début de la période de réserve. Florian Philippot avait posté un tweet à propos de la fuite massive de documents issus d’un piratage informatique de l’équipe d' Emmanuel Macron, qui mêle des vrais et faux documents.

Interrogé sur ce tweet, le second de la candidate frontiste a répondu : «Ah bah, ça, je n’en sais rien, ça le MacronLeaks… Le MacronLeaks, je pense que c’est quelque chose… Si monsieur Macron s’estime diffamé ou je ne sais quoi, il saisit la justice et c’est tout à fait son droit mais on ne peut pas balayer d’un coup tout cela. »