VIDEO. Présidentielle: Les premières réactions à l'élection d'Emmanuel Macron

PRESIDENTIELLE Les politiques de tous bords réagissent à l'élection d'Emmanuel Macron...

Thibaut Chevillard

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Emmanuel Macron et Brigitte Trogneux, le 23 avril 2017.
Emmanuel Macron et Brigitte Trogneux, le 23 avril 2017. — AFP

Avec 65 % des voix, Emmanuel Macron devient le huitième président de la Ve République. Les figures politiques ont bien entendu réagi à cette élection.

Sa rivale, Marine Le Pen, l’a appelé pour le féliciter peu après 20 heures pour le féliciter et lui souhaiter « de réussir ». Forte de 35 %, elle estime que « l’alliance populaire et Républicaine » qu’elle a formée avec Nicolas Dupont-Aignan devient ce soir « la première force d’opposition au projet du nouveau président ».

« Ce second tour organise une recomposition politique de grande ampleur autour du clivage entre les patriotes et les mondialistes », ajoute la candidate frontiste, « inquiète des perspectives qu’offre ce nouveau quinquennat ». Elle annonce également « une transformation profonde » du Front national.

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François Hollande a « appelé Emmanuel Macron pour le féliciter chaleureusement pour son élection », a-t-il indiqué dans un communiqué.

« Sa large victoire confirme qu’une très grande majorité de nos concitoyens ont voulu se rassembler autour des valeurs de la République et marquer leur attachement à l’Union européenne comme à l’ouverture de la France dans le monde », a déclaré le président de la République.

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Le président du MoDem François Bayrou a salué dimanche soir un « résultat magnifique et incroyablement significatif » après l’élection d’Emmanuel Macron. « Dois-je ajouter qu’il est pour moi très émouvant, parce que c’est le combat, un combat, qui vient de loin », a expliqué celui qui avait rallié avant le premier tour le candidat d’En Marche, se réjouissant du « message d’espoir » que la France « envoie » avec ce choix pour le « plus jeune président de la Ve République (…) et le plus jeune chef d’Etat de tous les grands pays de la planète ».

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Nicolas Dupont-Aignan, qui aurait été Premier ministre en cas de victoire du FN, s’est déclaré dimanche « convaincu » qu’il y avait « une reconstruction politique à faire en France », après la victoire d’Emmanuel Macron. « Je suis absolument certain qu’on va reconstruire la vie politique avec un beau patriotisme, et je serai combatif notamment aux législatives », a-t-il ajouté. Se déclarant « déçu » pour Marine Le Pen, une candidate « courageuse », le député de l’Essonne a déploré « le chèque en blanc » signé à Emmanuel Macron par des Français qui vont « le payer très cher ».

« Notre pays a massivement refusé l’extrême drotie car elle est étrangère a l’identité républicaine de la France », a déclaré Jean-Luc Mélenchon. « Le nouveau président est élu. La courtoisie et l’amour de notre démocratie commande d’en prender acte sans barguigner et de lui présenter nos voeux », a-t-il ajouté. Mais, a souligné le candidat de la France insoumise, « le programme du nouveau monarque présidentielle est connu : c’est la guerre contre les acquis sociaux du pays et l’irresponsabilité écologique ». « Nous n’y sommes pas condamnés. Les élections législatives doivent montrer qu’après un vote de refus, et de peur, le moment est venu d’un choix positif, le choix de l’avenir en commun. »

Gérard Collomb, maire de Lyon (PS) et soutien d'Emmanuel Macron, a insisté sur « une nouvelle qui a stupéfié le monde ». « Tous les présidents du monde appellent ce soir Emmanuel Macron. Il se trouve que j'ai rencontré un certain nombre d'ambassadeurs ces dernières semaines: ils étaient interloqués par ce qui se passait en France », a souligné Gérard Collomb sur l'antenne de BFM TV.

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a estimé sur France 2 que « le temps est venu de travailler ensemble ». Il faudra « construire une majorité présidentielle et parlementaire », a-t-elle estimé, en saluant « la victoire de l’audace, de l’imagination et de l’espérance ».

Jack Lang, l’ancien ministre socialiste de la Culture, a estimé dimanche que la « victoire éclatante » d’Emmanuel Macron était « réjouissante pour les libertés, la démocratie et le pays ». « Le choix qui a été fait de célébrer l’événement devant le Louvre et la Pyramide du Louvre est un choix qui me comble », a déclaré à l’AFP celui a mené le projet du « Grand Louvre » avec le président François Mitterrand dans les années 1980.

Le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi (LR), s’est félicité dans un communiqué de la victoire « nette et indiscutable » d’Emmanuel Macron. Cette victoire, dit-il, « est celle de toutes les forces démocratiques (…)». L’ancien maire de Nice félicite « le nouveau Président dont je souhaite la réussite pour la France ».

« Je peux travailler dans une majorité de gouvernement » autour du nouveau président de la République, a affirmé l’ancien ministre LR Bruno Le Maire, sur le plateau de TF1. « Après, c’est mon parti qui fera le choix qu’il voudra bien faire, mais entre une logique partisane et une logique d’intérêt général, entre une logique sectaire et une logique au service de la nation, mon choix est fait depuis très longtemps. L’heure est trop grave pour le sectarisme et le côté partisan, l’heure est à la France et à l’intérêt général », a a-t-il ajouté.

François Baroin, qui dirige la campagne des législatives pour le parti Les Républicains, l’a mis en garde : si Bruno Le Maire entre au gouvernement, il aura un candidat LR face à lui aux législatives où il se présente dans l’Eure.

« Emmanuel Macron est un président élu sans enthousiasme », estime Laurent Wauquiez. « Pour la droite l’heure n’est pas à la compromission », explique le député LR de la Haute-Loire.

« Ce soir, la France a évité le pire qui aurait été l’arrivée de Marine Le Pen et du Front National à la tête de l’Etat », estime Valérie Pécresse. « J’adresse mes félicitations républicaines au nouveau président de la République Emmanuel Macron, à qui revient la difficile mission de présider notre pays pendant les cinq prochaines années », ajoute la présidente LR de la région Ile-de-France. Elle estime que le candidat d’En Marche ! doit sa victoire « à la volonté de millions de Français de faire barrage à l’extrême-droite et non à une adhésion à son projet ».

Rachida Dati félicite Emmanuel Macron « pour cette victoire, une victoire nette, et puis aussi pour l’exploit ». » Il faut quand même reconnaître que personne ne le connaissait il y a trois ans », a souligné sur BFM TV la maire du VIIè arrondissement de Paris. « On ne peut plus faire de la politique comme avant et c’est un avertissement pour les politiques. Peut-être que les personnalités sont exclues, et pour cause si on est arrivés à cette déroute », a-t-elle ajouté.

« J’adresse mes chaleureuses félicitations à Emmanuel Macron pour son élection à la présidence de la République. La tâche qui lui incombe désormais est immense », a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz. « Nous attendons du prochain gouvernement qu’il mène les réformes qui permettront à tous les Français de gagner, aux entrepreneurs de se développer depuis la France et aux investisseurs étrangers de venir investir en confiance. »

La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé dimanche soir que le parti socialiste devait être « à la fois constructif et exigeant » vis-à-vis d’Emmanuel Macron. « Le FN a été battu, les idées d’extrême droite n’ont pas remporté le combat », estime-t-elle. « Mais ensuite, il faut bien distinguer le deuxième temps qui vient, celui des législatives », a-t-elle poursuivi, jugeant « important de garder son identité politique ».

La députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, a reconnu dimanche soir « une part de déception » après la victoire d’Emmanuel Macron et a appelé à mener une « réflexion » sur la stratégie menée pendant la campagne par le Front national.