Présidentielle: Aux côtés de François Bayrou à Pau, Emmanuel Macron continue sa marche en avant

ALLIANCE François Bayrou s’exprime mais reste dans l’ombre de son candidat…

20 Minutes avec AFP

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Le candidat d'En Marche! en meeting à Pau, dans le fief d'un de ses récents soutiens, François Bayrou, le 12 avril 2017.
Le candidat d'En Marche! en meeting à Pau, dans le fief d'un de ses récents soutiens, François Bayrou, le 12 avril 2017. — AFP

Le ton est donné. « Il est des moments dans l’histoire des peuples où ils ont besoin de jeunesse, besoin d’écrire une page nouvelle sans être embarrassés par l’immobilisme des décennies passées », a défendu François Bayrou, appelant à un "regard nouveau sur le monde ancien, trop pollué par les laxismes, les dérives, les compromissions ».

Inutile de faire un dessin : François Bayrou est totalement acquis à la cause d’Emmanuel Macron et a tenu à le montrer mercredi soir, lors du meeting à Pau du candidat d’En Marche! pour la présidentielle.

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L’expérience au service de son candidat

François Bayrou, candidat en 2002, 2007 et 2012, a retrouvé dans sa ville de Pau les frémissements des meetings d’avant premier tour, cette fois sans occuper le haut de l’affiche, cédée à l’ancien ministre de l’Économie, qu’il a rallié il y a sept semaines.

Le président du MoDem, soutien d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite et du centre, avant de renoncer le 22 février à une nouvelle candidature présidentielle au profit d’Emmanuel Macron, lui a rendu un hommage appuyé durant une vingtaine de minutes, louant « l’audace », « la volonté » et les « grandes qualités humaines » de son cadet de 26 ans.

Des mots qui tendent à prouver que François Bayrou « n’encombre pas la piste » et s’est intégré « avec délicatesse » dans le paysage d’En Marche ! comme s’en félicite un cadre du mouvement, bien plus circonspect il y a deux mois lorsqu’il évoquait « l’ego surdimensionné » du maire de Pau. « A l’époque, il nourrissait une forme d’amertume, avec l’impression qu’Emmanuel Macron avait raflé l’héritage centriste », selon cette même source, en référence aux piques lancées par le maire centriste.

En revanche, rien ne filtre officiellement concernant le nombre de circonscriptions réservées au MoDem, alors qu’avant le ralliement de François Bayrou, un cadre d’En Marche ! estimait que le Palois ne coûtait « pas cher », « moins de dix » circonscriptions.