«L’Emission politique»: Macron plaide pour une intervention militaire en Syrie après l’attaque chimique

INTERNATIONAL Macron est favorable à une intervention militaire en Syrie après l’attaque chimique…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron sur le plateau de «L'émission politique», le 6  avril 2017.
Emmanuel Macron sur le plateau de «L'émission politique», le 6 avril 2017. — AFP

Macron prône une intervention militaire en Syrie. Le candidat d'en Marche ! s’est dit ce jeudi favorable à une intervention militaire pour « sanctionner » le régime de Bachar al-Assad, si sa responsabilité est avérée dans l’attaque présumée à l’arme chimique en Syrie. 

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« Si c’était confirmé c’est gravissime. Donc oui, il faut une intervention », a dit Macron lors de L’Emission politique sur France 2. Il n’a toutefois pas précisé quelle forme cette intervention devrait prendre ou quels lieux devraient être ciblés. « Ma préférence c’est bien qu’il y ait une intervention sous l’égide des Nations Unies », a-t-il ajouté, « pas sûr » que la Russie y oppose son veto.

« Notre priorité ce sont les terroristes »

Macron a ensuite déclaré que la « priorité absolue » de la France restait la lutte contre le groupe Etat Islamique, et qu’il fallait « construire la sortie de Bachar al-Assad ». Il a regretté que la France ait « refusé tout contact » avec le régime syrien, car « le pire des risques dans cette région, c’est un Etat failli ». « Notre priorité ce sont les terroristes, donc on doit d’abord les éradiquer, on doit ensuite construire une solution politique, sortir Bachar al-Assad du jeu, mais dans un premier temps cette transition se fera avec lui », a-t-il précisé. 

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Au sujet de la Russie, Macron a aussi dénoncé la « complaisance » de ses adversaires à la présidentielle, François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. La Russie est « une puissance régionale importante » et il faut lui « parler », mais « elle n’a pas nos valeurs ni nos préférences », a-t-il poursuivi. L’attaque de mardi à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, a fait 86 morts, dont trente enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

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