Débat présidentiel: Philippe Poutou revient sur le déroulé de la soirée et évoque un «mépris social»

POLITIQUE Le candidat du NPA répond notamment à ceux qui ont critiqué sa tenue…

C. Ape.

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Philippe Poutou lors de l'émission Le Grand Débat, le 4 avril 2017.
Philippe Poutou lors de l'émission Le Grand Débat, le 4 avril 2017. — LIONEL BONAVENTURE-POOL/SIPA

Avant même le « Grand Débat » et sa charge contre François Fillon et Marine Le Pen, Philippe Poutou a fait parler de lui, rapporte Le Parisien ce jeudi. Le candidat NPA à l’Elysée a refusé de poser pour la photo de famille avant le lancement des hostilités.

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« Pourquoi faire une photo de famille ? Ça n’est pas ma famille », a-t-il lancé, et ce malgré les sollicitations d’Emmanuel Macron, venu le prier de rejoindre le groupe de dix. Un Emmanuel Macron a qui Philippe Poutou avait refusé de serrer la main un peu plus tôt. « Hamon et Mélenchon ok, je ne suis pas un ours. Mais Macron, c’est quand même la loi Travail. » Quant à Marine Le Pen et François Fillon, c’est encore plus tranché. « Je ne toucherai pas ces mains ! »

« Suggérer que j’étais mal habillé, ça relève du mépris social »

Peu après le début du débat, vers 21 heures, le candidat est de nouveau l’objet d’une attention particulière, notamment de la part des internautes (qui n’ont pas hésité à jouer la carte du détournement). Et pour cause, il se retourne à plusieurs reprises vers ses soutiens pour se faire coacher.

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« J’avais besoin d’être rassuré, du regard de mes équipes. Chacun son truc », explique-t-il. Et ce malgré l’interdit. « On s’en fiche ! », plaisante Alain Krivine, ancien candidat trotskiste à l’Elysée.

Arrive enfin son moment. Après cette tirade sur « l’immunité ouvrière » dirigée contre François Fillon et Marine Le Pen, le candidat reçoit des dizaines de SMS mercredi.

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« Je faisais des courses avec ma compagne chez moi à Bordeaux et les gens venaient pour me remercier. J’ai l’impression d’avoir dit haut et fort ce qu’ils pensent depuis des semaines », confie-t-il.

A ceux qui se sont en revanche focalisés sur sa tenue (à noter que le « Marcel » dont parle l’ancien ministre Luc Ferry est en réalité un tee-shirt à col tunisien), il répond : « Ce tee-shirt, je le mets tout le temps. Suggérer que j’étais mal habillé, ça relève du mépris social ».

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