Présidentielle: François Fillon confie qu'il ne parvient pas à «mettre de l'argent de côté»

EPARGNE « Moi ? Personnellement ? Non », a confié le candidat Les Républicains…

20 Minutes avec AFP

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François Fillon en 2014 sur TF1.
François Fillon en 2014 sur TF1. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Il n’y arrive pas. Alors qu’il détaillait les mesures qu’il souhaitait sur la transparence de la vie publique, François Fillon, a affirmé ce lundi qu’il ne parvenait pas à « mettre de l’argent de côté ».

Interrogé sur le plateau de BFMTV et RMC sur son aptitude à « mettre de l’argent de côté », le candidat LR à la présidentielle mis en examen notamment pour détournement de fonds publics a répondu : « Non », contrairement à 35 % des Français.

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Contre la fin de l’immunité parlementaire

Quant à ses propositions pour améliorer la transparence de la vie publique, François Fillon s’est dit opposé à la fin de l’immunité parlementaire ou à celle du président de la République, pour respecter le principe de la séparation des pouvoirs.

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Souhaitant que « le premier président de la Cour des comptes, le vice-président du Conseil d’Etat et le procureur auprès de la cour de cassation fassent une série de propositions sur la transparence », il a évoqué notamment une « diminution du nombre de parlementaires » ou la fusion des frais de représentation dans le salaire des parlementaires, « soumis à impôt ».

La transparence pour tout le monde

« Et il faudrait aller au-delà, puisqu’on parle de transparence, il faut de la transparence pour tout le monde », a-t-il dit, citant « ceux qui, dans la presse, se sont érigés en procureur ».

« A partir du moment où la presse désormais juge les hommes politiques, les condamne, sans d’ailleurs souvent leur donner la possibilité de se défendre, il faudrait parfois savoir les conditions dans lesquelles vivent ceux qui les condamnent », a-t-il précisé.