Quand la télévision japonaise décrypte l’élection présidentielle

ETRANGER Les experts politiques japonais n'ont pas manqué d'humour pour expliquer les élections françaises...

Manon Aublanc

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Photomontage des candidats à la présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, réalisé le 21 février 2017, données en tête d'un sondage sur les intentions de vote des jeunes.
Photomontage des candidats à la présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, réalisé le 21 février 2017, données en tête d'un sondage sur les intentions de vote des jeunes. — JOEL SAGET / AFP

A quatre semaines du premier tour de l’élection présidentielle française, le Japon a tenté de décrypter les différents candidats dans une émission de télévision sur la chaîne NHK.

Deux hommes étaient réunis autour d’un grand coq en polystyrène. Sur l’aile gauche de l’animal figurant les portraits de François Mitterrand et de François Hollande, tandis que l’aile droite était représentée par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. L’animal était également grimé du mot EU pour l’Union Européenne et du mot « tolérance ». « Deux notions importantes qui définissent la France selon le Japon », rapporte le site DozoDomo, spécialisé sur le Japon.

Le Front National, « le parti démoniaque » pour les Japonais

Après les présentations, l’émission est rentrée dans le vif du sujet. Après un effet grandiose, un poussin apparaît à l’écran et pond un œuf à l’image de Marine Le Pen.

Pour la présenter, l’animateur présente une photo de son père, Jean-Marie Le Pen. Les présentateurs ont rebaptisé le Front National, « le parti démoniaque ». Le présentateur explique ensuite comment Marine Le Pen a réussi à « dédiaboliser » son mouvement politique.

« Je pensais que c’était sa mère »

Vient le tour du candidat d’En Marche ! Pour présenter Emmanuel Macron, l’émission n’a pas manqué d’humour, faisant apparaître un énorme macaron, couleur framboise. Le chroniqueur dévoile une photo du candidat accompagné de sa femme, Brigitte Trogneux, de 24 ans son aîné, expliquant qu’elle était sa professeur de français au lycée. Une des invitées pousse un cri, visiblement étonnée, avant de déclarer : « Je pensais que c’était sa mère. C’est génial ».

Le chroniqueur décrit Emmanuel Macron comme étant favorable à l’accueil des migrants et contre Donald Trump, le tout écrit au dos d’une fausse baguette de pain. Cliché oblige.